Coup de feu à la cuisse, quatre coups de sabre à la tête, un coup de sabre à la main droite à la bataille de Dotendorf, le 5 mai Distinctions honorifiques. Chevalier de lre classe de l'ordre de Westphalie, le 5 février Chevalier de la Légion d'honneur, le 15 août Décoré de l'ordre du Lys, le 22 juin Chevalier de l'ordre de Léopold, le 15 décembre ; Officier, le 14 décembre ; Commandeur, le 7 novembre ; Grand-Officier, le 31 janvier 4.

Médaillé de Sainte-Hélène, le 12 août Croix commémorative du règne de Léopold Ier, le 8 mars Commandeur de la Légion d'honneur, le 23 juin Abréviations employées dans les notes. Chapitre botox paris rpva paris. Jeunesse de F.

Il avait sa compagnie à Laeken, où je suis né le 26 juin1 Lorsque la révolution brabançonne éclata, mon père, qui en sa qualité de chef. Résidant à Bruxelles, j'avais alors 14 ans, je fréquentai assidûment la salle d'escrime, le manège et je ne tardai pas à exceller dans tous les exercices de corps et à acquérir une santé robuste. Un neveu de mon père, auditeur de la Chambre des comptes 4fut chargé d'accompagner les archives à Rure-monde. A peine arrivés à destination, les progrès foudroyants de l'ennemi nous forcèrent à fuir.

Mon mentor résolut de gagner Düsseldorf, mais, comme il était presque à bout de ressources, il me remit 15 couronnes i en me conseillant, d'un ton assez aigu, de retourner à Bruxelles. J'aurais pu y trouver des protecteurs : le lieutenant-colonel de Pessler 4 était. Lorsque je me présentai à un officier du régiment en lui faisant part de l'intention que j'avais de m'engager, il se prit à rire, observant que ma taille exiguë m'empêchait de monter à cheval paqueté.

J'insistai pour que l'on me fît subir l'épreuve et, au grand étonnement de l'officier et des spectateurs, j'enfourchai d'un bond un grand cheval blanc qu'un brigadier avait amené. L'armée autrichienne, ayant passé tout entière le Rhin, prit ses quartiers d'hiver dans les cantonnements du pays de Nassau. Jusqu'au 5 juillet de cette année, nous n'eûmes que des rencontres sans importance. Mais le 3 août nous assistâmes à la grande bataille d'Heydenheim 2le 12 à celle de. Neresheim 4où le régiment fut fort malmené et, le 31, à Amberg 2où il fît des prodiges de valeur au prix de pertes les plus sensibles : trois officiers tués, 5 blessés, 52 dragons hors de combat, 27 chevaux tués, y compris le mien.

Ls 5 septembre suivant, j'assistai à la bataille de Wurlz-bourg 3 et, le 16, à celle de Limbourg-sur-Lahn 4où nous fûmes engagés sur deux points différents. Mon escadron y exécuta une charge brillante à l'issue de. Le 24 octobre suivant, le combat de Schlingen n'eut que peu d'importance et les belligérants ne tardèrent pas à prendre leurs quartiers d'hiver 1. La campagne de commença le 18 avril, par une grande bataille dans les plaines de Neuwied 2. Après le passage du Rhin par l'armée française, le régiment de Latour fut plusieurs fois engagé.

Mon escadron y souffrit particulièrement; mon capitaine commandant resia aux mains des Français, un sous-lieutenant revint blessé, cinq. Je crus, au cours de cette journée, avoir enfin trouvé l'occasion de me distinguer : ayant, au plus fort de la mêlée, dans une trombe de poussière, aperçu mon capitaine en second, de Lederer, tourner bride et se diriger vers une rivière.

D KIST. Arrivé à la berge, je trouvai mon supérieur démonté, relevant son cheval; je l'aidai à se remettre en selle.

Je m'empressai de ramasser son arme, mais lorsque je voulus la lui remettre, il avait disparu. Descendant alors vers le cours d'eau encombré d'hommes, de chevaux, de canons et de caissons 1je découvris, en passant sur un pont, mon capitaine sans monture, au milieu de l'eau.

Bien qu'entouré d'ennemis, je remis mon sabre au fourreau, saisis mon chef par le collet en lui recommandant de bien se tenir, je l'enlevai et partis à toute vitesse. Mais, ayant à peine fait quelques foulées, un coup de taille me força à lâcher prise. Quoique bien jeune encore, je jugeai bien sévèrement la conduite de mon supérieur. Je n'en voulus rien dire à personne, mais, ne pouvant garder son sabre, je le remis le lendemain au lieutenant Mesmacker 2appartenant à un autre escadron, ami du capitaine de Lederer, qui parut.

Il y eut un échange de prisonniers; après trois mois, le capitaine il se nommait baron Lederer 2 et était Viennois étant revenu, je m'attendais à ce qu'il me fît appeler. Comme il n'en fit rien et que je n'étais plus dans le même escadron, je demandai au lieutenant Mesmacker s'il avait remis le sabre au capitaine; sa réponse fut affirmative et je n'eus pas même un remerciement de la part de cet homme que j'avais tenté de sauver au péril de ma vie; bien plus, il me.

Le régiment avait ses cantonnements dans la Forêt noire 1. J'étais chef de logement dans une grande ferme avec dix dragons, ceci se passait à l'époque où l'armée de Condé, à la solde de la Russie, fut licenciée 2.

Plusieurs cavaliers de cette troupe furent versés au régiment de Latour. Un jour, pendant le pansage et au moment où, rentrant au logis, j'avais pendu mon sabre à un clou, deux militaires de grande taille, latte au clair, entrent et l'un d'eux, posant avec force son sabre sur la table, demande avec insolence à parler au chef; je me précipite sur mon arme et, la posant, avec non moins de violence sur la sienne, je lui dis, avec un juron bien accentué, que c'était moi et que je prétendais le lui prouver de suite.

Je fus obligé, dans mon. Mes dragons, occupés du soin de leurs chevaux, ignoraient le duel qui venait d'avoir lieu. Quelques jours après, le régiment reçut l'ordre de se rendre à Limbourg, sur la Lahne.

A peine le second jour de marche, quelle ne fut pas ma surprise quand, pendant une halte, je fus appelé à l'arrière-garde auprès du prévôt 1qui ordonna de me mettre les fers à moi et aux dix hommes de mon escouade. Cette opération consistait alors à entraver une main et un pied du patient Malgré les réclamations de mon capitaine et après quelques jours d'attente après notre arrivée à Limbourg, je fus interrogé par l'auditeur militaire qui me fit connaître que la recrue mentionnée comme absente sur mon rapport avait été trouvée morte, cachée sous des feuilles, que des paysans l'y avaient découverte et que j'étais accusé de l'avoir tuée.

A mon premier interrogatoire, je déclarai ne rien savoir. Quant à moi, traduit devant un Conseil de guerre, je racontai les faits tels qu'ils s'étaient passés. Regime cohen 16 heures video fus acquitté, mais, le croirait-on, le seul juge qui me fût hostile était le capitaine Lederer que j'avais voulu arracher au trépas, au péril de ma vie, à l'affaire de Neuwied!

Mes tribulations, depuis mon arrivée au régiment de Latour, avaient singulièrement refroidi mon enthousiasme et dissipé bien des illusions : j'étais, depuis trois ans, obligé de vivre d'une maigre solde. Aussi, au lieu d'être envoyé à la cuisine pour y boire un verre de bière, fus-je. Au cours de la campagne qui venait de se terminer par les préliminaires de Léoben et la paix de Campo-Formio, j'avais assisté à six grandes batailles dont l'une, celle de Zurich, dura deux jours et fut terrible 2 et l'autre, celle de Brouckzal 3où je fus blessé d'un coup de sabre à la main droite.

Chapitre II. Démarches pour passer au régiment du prince de Ligne. Ma lettre éprouva un retard de trois mois, le prince étant absent ; bref ce ne fut qu'à la fin du mois de septembre que je reçus mon brevet d'enseigne 2 dans la troupe prénommée, avec ordre de la rejoindre à Lemberg en Pologne. Mais, pendant que je procédais à mon équipement, il m'arriva un contre-ordre en vertu duquel je devais faire partie du régiment Archiduc-Joseph.

Ce corps se trouvait en Italie, je dus me rendre a Turin avec un bataillon de Croates. Cette disposition était fort avantageuse pour moi. Arrivé à destination, le colonel me désigna pour un bataillon cantonné à Suze 2tandis que ma com. Le traité de Campo-Formio avait été rompu et, à mon arrivée en Italie, les hostilités avaient déjà commencé. Mon apprentissage dans l'infanterie me fut très pénible ; ma compagnie fut détachée aux avant-postes, devant le fort de Fenestrelles 1sur une des plus hautes montagnes du Piémont.

Pour y arriver, il fallait gravir une pente très rapide pendant cinq heures. Par suite des neiges perpétuelles, le froid y était si intense que les sentinelles étaient relevées toutes les demi-heures, pendant la nuit, et toutes les heures, pendant le jour. Je fis partie du détachement que mon régiment fournit.

On donna aux hommes tout l'attirail de crampons nécessaire pour gravir les fortes pentes glacées qu'il fallait escalader et nous quittâmes Suze, à 2 heures du matin 2. Vers midi, nous arrivâmes aux régions neigeuses et l'on fit halte jusqu'à 6 heures du soir.

Alors commença une ascension pénible et difficile et, malgré un. Il était 5 heures du matin lorsque nous abordâmes une espèce de plateau. Un second détachement devait marcher sur la gauche, le chef se réserva le commandement du centre. Les guides qui nous précédaient affirmaient qu'avant une heure nous serions au pied de la forteresse. Mais ma colonne fut conduite trop à droite, car, lorsque nous aperçûmes le fort, nous le dominions-complètement.

La colonne de gauche arriva au point indiqué au pied des ouvrages. La sentinelle extérieure fut surprise sans qu'elle pût tirer un coup de fusil pour donnér l'alarme; de notre côté, mon détachement se laissa glisser sur la neige jusque dans les retranchements, de sorte que la forteresse fut enlevée sans qu'une goutte de sang ne fût répandue.

Tout le monde était couché, le commandant du fort fut surpris dans sa chambre; la garnison se composait de hommes d'infanterie, il y avait en outre un important matériel d'artillerie. Sans pouvoir prendre aucun repos, je fus chargé de conduire les prisonniers à Suze ; ma fatigue était si grande. C'était bien dur pour un ancien cavalier! Mais je n'étais pas au bout de mes peines. Notre position devint affreuse, nous manquâmes bientôt de cartouches et, comme le peu d'espace dont nous disposions nous forçait à nous tenir très serrés, des vides énormes se faisaient dans nos rangs.

Un éclat de roche détaché par un boulet vint me frapper à la cheville et m'occasionner une forte contusion assez douloureuse. L'ennemi ayant franchi le défilé, notre retraite fut coupée et nous fumes faits prisonniers; nous eûmes sept. Le combat se continuant par le chemin que nous avions suivi pour prendre nos positions, nous fumes menés par un sentier le long du flanc de la montagne, à côté de précipices effrayants.

Je continuai ma route en boitant très fort et je rejoignis la colonne une heure après, dans un petit village où se trouvait le quartier général. Je fus fait prisonnier le 22 mai Je m'étais lié d'amitié avec le marquis de Villamarina, un hardi officier de mon régiment qui, lui, n'avait été l'objet d'aucune soustraction de la part des Français lors de notre capture; il partagea avec mon lieutenant et moi ses ressources, de sorte que nous logeâmes en ville.

On m'a chargée de cette mission et je vous engage à me suivre, je vous conduirai dans la maison où l'on vous attend. Mon camarade crut d'abord à une intrigue amoureuse et nous nous mîmes en devoir de suivre la vieille qui nous mena par plusieurs petites rues jusque dans une artère rides rct3 wix khalifa il n'y avait que des issues de jardins; nous franchîmes une porte et nous arrivâmes au perron d'une grande.

Dans le vestibule, elle nous dit d'attendre, mais elle revint bientôt avec une bougie pour nous conduire au premier étage, où elle nous lit entrer dans un salon bien meublé et bien éclairé. Nous fûmes surpris à la vue d'une très belle femme, mise avec élégance, qui nous invita à nous asseoir en nous assurant que nous étions chez des amis.

Entretemps, mon camarade, qui avait un grand usage du monde, la remercia en termes très courtois et l'entretint jusqu'à l'arrivée du mari qui entra vêtu d'une robe de chambre piqué blanc.

Ballard était un homme très avenant, sans façon, qui nous mit parfaitement à l'aise. Veuillez me suivre dans mon cabinet, j'ai une communication à vous faire et, prenant deux rouleaux de vingt-cinq louis sur son secrétaire, il nous engagea à les accepter en ajoutant que nous les lui rendrions quand nous le pourrions. Effectivement, après plusieurs soirs passés sans la voir, elle parut et nous conduisit par les mêmes détours et le même jardin; mais, cette fois, nous n'avions aucune idée de galanterie en tête.

Nous trouvâmes encore la dame seule, elle fit rouler la conversation dreamworld night rides les événements et.

Non contente de tout cela, elle nous aboucha avec une dame qui nous prit en pension et nous fournit, à un prix très raisonnable, une table de plus en plus succulente. Nous restâmes dans cet Eldorado jusqu'après le traité de paix de Lunéville 1 qui amena l'échange en masse des prisonniers de part et d'autre et nous fit quitter Castres, Je 12 octobrenon sans nous être acquittés, bien entendu, envers M.

Ballard des vingt-cinq louis qu'il nous avait si généreusement avancés. On nous dirigea sur Mantoue par Marseille, Aix, Nice et le col de Tende qui nous ménagea, à la sortie des neiges, sur le versant du Piémont, un spectacle d'une splendeur infinie. La vue des riches plaines de l'Italie nous impressionna beaucoup, puis nous traversâmes Alexandrie et Borgoforte; nous avions parcouru lieues.

Mon régiment se trouvait à Ferrare. Je comptais aussi retrouver mes chevaux et mes. Par suite du traité de Luné-ville, nous nous mîmes en retraite pour évacuer certaines parlies de l'Italie et Padoue nous fut désigné pour y tenir garnison. Chapitre III. Congé en Belgique. Expédition de chasse en Ardennes. Un article du traité accordait i tous les Belges au service des puissances étrangères de rentrer avec leur grade dans l'armée masque maison cheveux simple 6ème 2.

Ce congé m'était, en outre, nécessaire pour rétablir ma sanlé que le service de l'infanterie avait compromis, car j'avais craché du sang à la suite d'une contusion à la poitrine. Nous fûmes reçus à bras ouverts. Ce bal se donna sur la place d'Armes, dans une splendide tente qui y fut construite, l'uniforme que je poriais fut très remarqué et le premier Consul me demanda dans quelle armée j'avais servi, pour le flatter, je lui dis dans l'Armée d'Italie et à Marengo.

Tout en cheminant il me dit que nous dînerions à Alost et que nous irions faire visite à une jolie tille. La visite se passa assez froidement de part et d'autre; je fus présenté comme officier autrichien et l'on nous invita à dîner lors de noire retour.

Nous y restâmes trois jours, puis nous changeâmes de canton, prenant gîte chez un ami de mon parent, habitant un château en pitoyable état. Comme, le lendemain, nous eûmes le regret de constater que la cuisine ne valait pas plus que la chasse, nous fîmes venir une voiture de la poste voisine et nous partîmes. Nous étions en route, nous trouvant à deux lieues d'un relais, que notre voiture se brisa à ne pouvoir continuer.

Notre attirail de chasse et de bagages. Nous priant de l'excuser, il nous quitta un instant pour quérir de la lumière, car l'obscurité était complète, et lorsqu'il revint, je crus reconnaître l'aîné des deux fils du duc de L Je ne me trompais pas, effectivement, et voici ce qui avait amené notre hôte dans ce coin ignoré des Ardennes : ayant dû quitter le service, il s'était réfugié chez son père, qui habitait à cette époque une résidence qu'il avait en Allemagne; tout en lui donnant asile, il ne voulut pas le voir.

Quelques jouis après son arrivée, le jeune de L Le père envoyait de temps en temps sa gouvernante, jeune et jolie personne, prendre des nouvelles de son fils. La convalescence arriva. Bref, craignant d'être chassés tous deux, ils adoptèrent un parti extrême et, après avoir rassemblé tout ce qu'ils purent en valeurs, bijoux et argent, les oiseaux s'envolèrent un beau jour et vinrent se réfugier dans ce château.

Le duc, qui m'avait aussi reconnu, nous présenta sa femme, prête à s'accoucher, et ne voulut nous laisser partir que le lendemain. Ce fut grâce aux ressources que lui procurèrent les anciens fermiers de la famille que le jeune couple passa ainsi plusieurs années. A la suite du traité de Luriéville, la famille de L De retour à Gand, j'y passai très agréablement un hiver et.

Gérôme et moi, nous nous arrêtâmes à Alost et nous dinâmes chez Mm8 d'Anekerhielm et, en route pour Gand, mon cousin me confia que, renonçant à se marier, il me conseillait de le remplacer dans la cour qu'il faisait à Mlle d'Anekerhielm. Cette confidence si inattendue me Dloneea dans de nrofondes réflexions ; j'en.

Je fus reçu à ravir et, comme on me fit promettre d'y dîner à mon retour, je restai loger en ville et, le lendemain, je demandai à la mère la main de sa fille. Elle ne parut nullement étonnée de cette démarche, qui fut très bien accueillie; sa fille, me dit-elle, ne voulant plus entendre parler de mon cousin Gérôme depuis qu'elle m'avait vu.

A peine une année. J'accueillis en souriant cette offre que je déclinai en reconnaissant mon insuffisance quant à la langue flamande, que j'ignorais complètement, et aux lois et règlements en vigueur. Ma résistance fut inutile, je fus nommé. Le préfet, satisfait de mon travail, me fit complimenter par le contrôleur et m'alloua une gratification de cinquante francs!

Je fis successivement l'expertise de plusieurs commîmes, mais les gratifications ne furent plus renouvelées et une grande partie de mes recettes furent absorbées par les frais nécessités par de constants déplacements. Ma famille s'étant accrue par la naissance d'un second fils 2je. Il le comprit si bien que, sans me consulter, il sollicita pour moi, du ministre de la Guerre, un brevet de capitaine dans son régiment 4.

Peu de temps après, mon frère m'envoya l'avis de ma nomination et que j'eusse à partir, le plus tôt possible, pour le rejoindre à Magdebourg. Cette nouvelle fut, pour ma femme et pour moi, un coup de foudre, car je ne m'y attendais nullement. Arrivé dans cette ville, mon frère me présenta aux officiers de son corps et me donna le commandement de la compagnie de voltigeurs du deuxième bataillon. Je ne perdis, par ce fait, rien que mon interruption de service, étant rentré comme capitaine, ce qui constituait pour moi une très grande faveur.

Nous passâmes l'hiver deà Osnabrück, d'une façon très agréable : le gouverneur recevait tous les. Au mois de mars, le régiment retourna à Magdebourg, à la suite de la levée précipitée du camp de Boulogne dont les troupes se dirigeaient à marches forcées vers l'Autriche. Chapitre IV. De Wautier est nommé chef de bataillon et chevalier de la Couronne de Westphalie. Inhumanité des Prussiens envers la population civile.

Avant de regagner mon régiment, j'allai à Bruxelles voir ma femme et mes enfants; ils s'y étaient retirés après la mort de ma belle-mère. Après un court séjour dans cette ville, je regagnai mon dépôt qui se trouvait à Cassel. Pendant mon absence, j'avais été promu au grade de chef. J'y sollicitai un emploi et je fus attaché au quartier-général du corps d'armée commandé par le roi de Westphalie 2. Avant cette campagne, enl'Ordre militaire de la Couronne de Westphalie avait été créé pour récompenser les militaires qui s'étaient distingués durant la campagne.

Dès ma nomination à I'État-major, je fus chargé de l'organisation des brigades et de la formation de deux divisions d'infanterie et d'une brigade de eavalerie. Le 14 marsl'ordre de départ arriva 2. Le roi de Westphalie prit le commandement de trois corps d'armée et, après avoir traversé une partie de la Pologne, nous rejoignîmes le quartier-général du prince d'Eckmühl, près de Wilna.

C'est là que l'empereur prit le commandement de toute l'armée, forte dehommes de toutes armes 5. Le 5 juillet eut lieu une grande et sanglante bataille sous Smolensk, qui eut pour résultat la prise de celte ville après l'enlèvement de toutes les positions russes. Je fus atteint d'un coup de lance à l'épaule qui me jeta à bas.

La blessure était très grave car l'arme avail pénétré jusqu'à la poitrine. Lorsque je me sentis assez rétabli, je retournai à Cassel, d'où je partis en congé de convalescence pour Paris. Arrivé dans cette ville, je fus trouver le ministre de la Guerre 4 pour lui demander un emploi; il me reçut fort bien. Le désastre de Moscou étant connu, on venait de décréter la formation de régiments de gardes nationales actives et le ministre m'enjoignit de partir pour Bruxelles, avec ordre de me présenter au comte de Beaufort, chargé de la formation du contingent du département de la Dyle et du 2e régiment d'Anvers 3.

Comme mes ressources. Je m'installai à Anvers, où je fis venir ma famille. Le régiment, fort de trois bataillons : le 1er, du dépar. Il fut admirablement organisé, équipé, armé et discipliné en peu de temps. Après la bataille de Leipzig, la Hollande s'insurgea et le général Maison, qui y commandait, dut prendre des dispositions de retraite.

Nous partîmes de cette ville pour Gorcum 3où nous attendait le général Rampon. Il interrogea chaque chef de bataillon en particulier. La garnison se composait du régiment d'Anvers fort de 1, combattants 2de hommes d'artillerie de siège, d'un détachement d'artilleurs et marins s'élevant à hommes commandés par un capitaine de vaisseau, de divers traînards ayant appartenu au corps du général Maison, 60 hommes, 1 toxine botulique prix irm genou et quelques soldats du génie; un total de 2, environ.

La seconde marque de confiance que le général me. J'avais deux pièces d'artillerie qui ne tardèrent pas à faire taire les pièces de nos assaillants ; mais leur infanterie, abritée derrière la digue, inquiétait fort mes travailleurs qui ne purent, vu la solidité de l'ouvrage à détruire, le couper suffisamment pour produire l'inondation qu'on espérait.

A la nuit tombante je reçus l'ordre de rentrer sans pouvoir estimer la perte subie par l'ennemi, car il était garanti par la digue; quant à nos pertes, elles furent assez sensibles. Le siège n'était encore que dans sa première période quand un matin nous aperçûmes de nos remparts flotter le drapeau tricolore sur le fort de Noorcom. Le général, averti, reconnut effectivement au moyen de sa lunette qu'un drapeau tricolore flottait dans celte direction et.

La rivière était fortement prise par les glaces, au point de pouvoir supporter le poids de l'artillerie. Je pris toutes mes précautions, me faisant précéder d'une avant-garde commandée par un officier; cette fraction étaiî.

Notre marche sur la glace fut assez facile, mais, en approchant du fort, nous reconnûmes notre erreur; pas assez tôt toutefois pour ne pas essuyer une volée de toutes les pièces qui garnissaient les remparts. Ce qui nous fit faire demi-tour sans nous occasionner de pertes. Le drapeau que nous avions pris pour celui de France était le pavillon hollandais portant les mêmes couleurs, mais placées horizontalement.

Le général Rampon qui, après notre départ, s'en était aperçu, m'avait détaché un aide de camp; je rencontrai cet officier au retour. Le siège prit bientôt de formidables proportions. La ville souffrit beaucoup. Bientôt, nous n'eûmes plus de médicaments pour panser et soigner les blessés. Le quartier-général dut prendre gîte sous une des portes de. La garnison, faite prisonnière, sortit avec les honneurs de la guerre, après avoir déposé ses armes en faisceaux sur le glacis.

Les officiers conservèrent leur épée et tous leurs bagages.

Je ne fus pas peu surpris, quoique ayant la certitude qu'elle ne pouvait pas être ma femme, je dis que, lorsque j'aurais mon billet de logement, je me rendrais à l'adresse qu'elle me donna. Effectivement, je m'y rendis et, en. Elle m'invita à souper, la soirée fut très agréable. Ën effet, ce rustre, ayant appris qu'un officier français se trouvait près de son hôtesse, entra brusquement dans la place où nous nous trouvions et mit la main à son épée en me voyant. J 'étais sans armes, mais il y avait sur une console deux flambeaux avec bougies, j'en saisis un pour me défendre.

Voyant cela, le Prussien fit demi-tour et ne sortit pas seulement de la chambre, mais quitta la maison. Madame de Wautier eut grand'peur. Je rentrai dans mon logement et le lendemain, avant de partir, j'allai voir Madame de Wautier pour lui faire mes compliments. Je m'informai de l'officier prussien, il n'avait point reparu. J'examinai l'organisation, mais la composition ne me convenant pas, je partis, sans donner de réponse, pour Paris 2j, où l'ennemi était déjà installé.

J'allai voir. Effectivement, lorsque je remis mon état de service à ce dernier, je reçus l'ordre de me rendre à Valenciennes, où se trouvaient les débris du 29e régiment d'infanterie 2.

Nous étions à Valenciennes pour attendre le général : trois colonels, cinq majors, onze chefs de bataillon, un nombre considérable de capitaines et de lieutenants.

Après que les droits de chacun eussent été bien examinés. Puis il fit l'appel des officiers en commençant par un colonel, un major, quatre chefs de bataillon, et ainsi de suite, jusqu'à ce que la liste des officiers qui devaient entrer dans la composition du nouveau régiment fût épuisée. Entretemps des aides de camp avaient formé les compagnies et les quatre bataillons d'après les feuilles de revue préparées d'avance. Le général nous ordonna d'aller prendre le commandement de la troupe. Comme j'étais le plus ancien, le 1er bataillon me fut assigné.

Le régiment resta en garnison à Valenciennes. Le colonel d'Adhémar, ancien émigré rentré en France depuis longtemps, était un charmant homme. Sa femme, beaucoup plus jeune que lui, ne tarda pas d'arriver, elle était d'une agréable société. L'excédent en officiers et soldats fut envoyé en d'autres parties de la France.

Bien qu'étant le seul officier étranger, je fus on ne peut mieux accueilli par tout le corps d'ofïiciers. Peu de temps après arriva l'ordre d'envoyer en congé, pour douze mois, avec demi-solde, un quart des officiers de chaque grade. J'étais bien décidé à rester au service de la France, mais j'avais de pressants. Pendant mon séjour a Bruxelles, je crus de mon devoir de faire une visile au commandant de place et au ministre de la Guerre, qui était le général Tindai 4 pour la Belgique.

Il me prit probablement pour un solliciteur, car il savait qui j'étais. A la porte il m'arrêta, en me disant daller voir le chef du personnel. Je trouvai en ce colonel, chef du personnel, un homme aussi poli que son général était grossier. Je lui répondis affîr. Nous nous séparâmes avec beaucoup de politesse.

Ayant terminé mes affaires, je retournai à Valenciennes, achever mon congé. Deux mois après, la poste m'apporta un gros paquet, portant le sceau du ministère de la Guerre de Bruxelles. Je constatai, à mon grand étonnement, qu'il contenait mon brevet de lieutenant-colonel 1 et des mandats de solde depuis le jour où je m'étais présenté au ministre de la Guerre qui m'avait si mal reçu.

J'appris dans la suite que je devais cette faveur aux démarches de ma mère. J'acceptai, je donnai ma démission et le colonel d'Adhémar me permit de partir avant l'agrégation de ma démission 2.

Chapitre V. Arrivé à Bruxelles, je me présentai au ministre de la Guerre qui, cette fois, me reçut parfaitement. A mon brevet donc étaient joints les mandats de solde que je ne pouvais accepter, ayant été payé en France jusqu'au jour de mon départ. J'allai à cet effet trouver le directeur de l'intendance auquel je remis les dits mandats. J'aurais pu le faire sans scrupules, puisqu'il m'y obligeait, mais je me méfiais, je craignais un piège.

Je jetai les mandats sur la table et je me retirai; il n'en fut plus question. L'armée des Pays-Bas, eomme l'armée anglaise, était formée par bataillon commandé par un lieutenant-colonel. A mon arrivée, comme il n'y avait pas d'emploi de mon grade disponible, je fus attaché à l'élat-major du général d'Au-bremé 2 jusqu'à ce qu'on nommât une commission de. C'est pendant ma présidence de cette commission qu'eut lieu la bataille de Waterloo, à laquelle, pour ce motif, je n'assistai pas.

Lorsque les opérations de recrutement furent terminées et que mon volumineux rapport fut remis aux ministres de la Guerre et de l'Intérieur 2après l'organisation des bataillons de milice, je fus désigné pour commander le 31e.

Cette réorganisation fut effectuée à l'époque où les armées qui avaient conquis la France rentraient au pays. Les officiers de mon bataillon vinrent un jour me féliciter de ma nomination au grade de colonel commandant une afdeeling.

Je n'acceptai pas le compliment parce que, dans le journal, mon nom n'était pas bien écrit 4 et qu'en outre, pendant ma présidence au conseil de recrutement. Ceux-ci, comme le dépôt, étaient commandés par des lieutenants-colonels, dont quatre appartenaient à de grandes familles hollandaises qui avaient émigré en Angleterre, où ils avaient acheté des places d'officiers; ils étaient revenus d'exil pour entrer.

Je me trouvai avec deux bataillons, un de milice et un de ligne, en garnison à La Haye. Je fus obligé d'habiller et d'armer homme par homme; la cour de la caserne était un beau gazon qui, jusqu'à midi, était humide et, malgré ma bonne chaussure, je fus bientôt atteint de paralysie aux deux genoux, ce qui dura six semaines.

Ayant repris le commandement, je partis. A mon retour j'adressai au ministre de la Guerre un rapport qui, d'abord, ne produisit pas d'effet; bien au contraire, je reçus un accusé de réception aussi sec que possible.

Ma position devint peu à peu insupportable, qu'on en juge : le fils du comte van der Meere, un très beau et aimable cavalier, avait été nommé capitaine aide de camp du général Van Geen, qui était Belge 1mais homme peu. Van der Meere père, chambellan du roi, après avoir payé plusieurs fois les dettes de son fils, ayant appris la conduite du général, demanda au roi de placer son fils dans une afdeeling. Je vis arriver, un beau matin, ce dernier avec son oncle.

Je fus très peu satisfait de cette préférence, parce que je. Je lui donnai huit jours de répit pour qu'il put faire connaissance. Tout alla passablement pendant deux mois; comme il élait très généreux, il ne manqua pas de remplaçants pour son service.

Il fréquenta la haute société et devint très assidu chez une jolie femme belge dont le mari occupait un très haut emploi. Malgré ma présence, il avait fallu le punir quelques fois et, un jour, pour une faute grave dans son service, je ne pus me dispenser de lui infliger huit jours d'arrêts forcés. Il ne pouvait donc pas sortir de chez lui; malheureusement, je le rencontrai en rue et, au lieu de s'esquiver, il affecta de me saluer en passant à côté de moi.

Il me fut impossible. Rentré chez moi, j'ordonnai à son chef de bataillon de le faire conduire à la prison de ville pour huit jours. Je fus assailli de visiles, de demandes en grâce et, chose presque incroyable, Je colonel chef du personnel au département de la Guerre m'écrivit que le ministre verrait avec plaisir que je misse le capitaine van der Meere en liberté pour un jour. Que faire? J 'étais déjà si mal vu! Cependant, je tins bon; j'écrivis au chef du personnel que je regrettais beaucoup de ne pouvoir obtempérer au désir du ministre et lui détaillai la conduite présente et passée du capitaine; que ce serait me perdre dans l'estime de mes subordonnés; que celte affaire avait fait trop de bruit; que des paris étaient engagés en haut lieu pour ou contre sa mise en liberté et que l'on disait partout que le colonel n'oserait pas refuser d'accéder au désir du ministre; bref, que si je levais les arrêts, ma réputation de chef juste serait perdue.

La bonne société s'occupa beaucoup de cette affaire. La belle dame fut un peu mystifiée, car personne n'ignorait la position du capitaine dans cette maison.

Tournai 1avait son administration dans le plus grand désordre et, s'il avait été Belge, il aurait certes été traduit devant la Haute-Cour militaire à la suite des rapports de l'intendant. Heureusement pour lui, il était Hollandais, on voulut le sauver et on m'envoya à sa place et lui à la mienne, échange qui me convenait parfaitement.

Après avoir pris le commandement de cette afdeeling 2je reconnus bientôt tout le désordre qui se trouvait dans l'administration. Mais le colonel n'était pas seul coupable, le lieutenant-colonel commandant le dépôt en avait bien sa part.

C'est ce que je découvris en visitant le magasin; aussi ce lieutenant-colonel devint-il mon ennemi jusqu'au point d'envoyer une dénonciation anonyme à l'inspecteur général qui devait venir vérifier la comptabilité. Dès son arrivée, l'inspecteur s'empressa d'aller voir avant moi. Je ne connaissais pas personnellement l'inspecteur, je fus assez surpris de sa réception, je ne me doutais de rien; je n'y comprenais rien, mais, au cours de l'inspection du magasin, le jour se fit lorsque l'inspecteur, s'approchant.

Effectivement, cette étoffe ne valait pas le modèle-type du Gouvernement. Le commandant du dépôt, qui était présent, jouissait déjà du mauvais tour qu'il croyait me jouer; je fis observer à l'inspecteur que ces draps étaient en magasin avant ma prise de commandement; qu'en outre, il y avait déjà eu une inspection depuis leur enirée en magasin; je fis apporter les livres de comptabilité où se trouvaient les numéros de ces pièces et la signature du lieutenant-colonel commandant le dépôt qui avait approuvé leur réception.

L'inspection terminée, j'allai trouver l'inspecteur et lui renouvelai ma demande pour connaître le dénonciateur. Pour toute réponse, il me montra la lettre, il ne me fut pas difficile de reconnaître l'écriture du lieutenant-colonel. Je dis à son Excellence que je. Effectivement, peu de temps après, le lieu.

Le nouveau secrétaire était une véritable canaille sous des apparences de mansuétude et d'honnêteté. On citait celle de ce capitaine comme s'il était Beige, alors qu'il était Hollandais, et une infinité d'autres aussi absurdes les unes que les autres.

L'auteur de cette lettre ne se doutait probablement pas que le ministre m'aurait envoyé cette lettre pour me permettre de me justifier. Or, en voyant la missive, je reconnus l'écriture de mon secrétaire. Je commençai par le chasser. Le ministre lui infligea quatorze jours d'arrêts forcés et son changement. Un peu plus tard, il m'arriva une autre aventure. J'avais sous mes ordres un major, Belge celui-là, grand bel homme, infatué de sa personne, jouant fort joliment de la guimbarde.

Je m'approchai du major pour lui témoigner à nouveau mon mécontement, en ajoutant que, si ces faits se reproduisaient encore, je le punirais. Sur sa réponse peu convenable, je lui donnai quatre jours d'arrêts. J'allai ensuite surveiller un peloton d'instruction. Dix minutes après, voyant que le major ne faisait pas mine de partir et que, d'autre part, plusieurs officiers avaient été témoins de ce qui s'était passé, j'allai lui ordonner d'aller se mettre immédiatement aux arrêts, que, sinon, je l'y ferais conduire.

Sur ce, je commandai un officier et quatre. On juge de l'effet produit par cette exécution. Mais, pas du tout, il se contenta de porter plainte au ministre. Celle-ci me fut renvoyée pour explications. Le ministre désapprouva ma soi-disant sévérité et donna une autre destination au major. L'instruction, la tenue ainsi que l'administration de mon afdeeling ne laissa jamais rien à désirer.

Cependant, lors d'une inspection, le général Tindal voulut acheter le cheval que je montais. Sachant que je n'en aurais pas été payé, je demandai le triple de sa valeur. Il fut très mécontent et m'en garda rancune. Il fit prendre dans sa voiture des spécimens de tous les effets de lingerie qu'il avait apportés et voulut me démontrer qu'ils étaient plus beaux que ceux qui se trouvaient dans mon magasin, ajoutant qu'il les avait fait adopter par les autres afdeelingen qu'il inspectait, en leur donnant l'adresse des fournisseurs.

Il se mit à jurer à la façon hollandaise, de god Je n'ai jamais su ce qui s'était passé ensuite, mais, par ordre du général Tindal, le magasin fut fermé et il fut défendu de rien distribuer. Ii me dit qu'il allait demander le rapport d'inspection à La Haye et qu'il m'informerait de suite de ce qui restait à faire.

Au bout d'une huitaine de jours, je reçus l'ordre d'ouvrir le magasin, sans plus; j'appris plus tard que le général Tindal n'avait pas fait. Gomme j'étais fort tranquille, je donnai lecture de cette lettre à mon corps d'officiers réuni à la parade de garde. Le général Tindal étant arrivé aux jour et heure fixés, je lui présentai mes trois bataillons.

Restait encore à examiner les diverses écoles des exercices; c'était la partie la plus délicate de l'inspection. L'un des bataillons était moins bon que les autres parce que son lieutenant-colonel avait la voix très faible ; il était en outre un des plus mal intentionnés à mon égard. Je ne sais s'il y eut hasard ou préméditation, mais cette unité fut désignée pour exécuter la partie la plus difficile de l'école de bataillon.

Je n'étais pas à mon aise, mais, à ma the hebrides islands map surprise, les mouvements furent exécutés à la perfection. L'inspection terminée, le général Tindal me témoigna sa satisfaction et leva mes arrêts. Je ne pus m'empècher de lui dire qu'en vertu du règlement, je les inscrirais néanmoins au livre de punitions 1. Enfin, après dix années de tortures morales, mon tour d'avancement au grade de général arriva.

Un plus jeune officier que moi fut maintenu en activité et je fus mis à la pension comme général-major avec le maximum de la pension de ce rang. Chapitre VI. La révolution de Comme on a pu le voir par ce qui précède, je n'avais pas eu à me louer du ministère hollandais, et pourtant, la révolution de ayant éclaté avec une extrême violence et le prince d'Orange ayant rejoint son frère à Vilvbrde après sa démarche à Bruxelles 2j'allai le voir et lui dis.

Le prince me reçut avec effusion et m'embrassa, il me renvoya en me demandant mon adresse et en m'assuraut que j'aurais bientôt de ses nouvelles. La révolution prenait de jour en jour des proportions plus considérables.

Après six jours d'attente, ne voulant pas rester à Bruxelles, je me disposais à partir pour Tournai, j'allais monter en voiture lorsqu'on m'annonça qu'un individu demandait, avec instance, ä me parler. C'était un gendarme déguisé. Il me remit un paquet de la part du prince d'Orange : c'était Tordre de me rendre de suite à Tournai et d'y prendre le commandement des.

Après avoir donné reçu, sans changer de costume, je montai en voiture et je me rendis à mon poste, où le commandant de la place 2 venait de recevoir avis de ma nomination et l'ordre de me remettre Je commandement.

J'étais parti de Bruxelles en civil, mon uniforme de général devait m'ètre envoyé. La révolution suivit son cours, je pris les dispositions les plus convenables pour le maintien de l'ordre. Après quelques coups de fusil, je fus obligé de me retirer new rides at universal studios 2020 de m'enfermer dans la citadelle 3. Je restai avec les officiers hollandais, quelques artilleurs et un officier du génie.

N'ayant plus aucun moyen de résistance et le Conseil communal, le bourgmestre en tête, s'étant présenté pour me notifier qu'il avait reconnu et adhéré au Gouvernement provisoire, je déclarai que je ne remettrais la citadelle que sur un inventaire en due forme, que, jusque-là, je neper.

C'est ce qui fut fait. Le capitaine Van der Bruck 2Hollandais, que j'avais fait mon chef d'état-major, et le capitaine du génie furent chargés de dresser l'inventaire, conjointement avec les membres de la Régence.

Erreur pour maigrir kilos

Cette opération dura plusieurs jours. Après la signature de l'inventaire, je fis la remise en règle. De retour à Bruxelles, je me présentai au Gouvernement provisoire, qui était assemblé, pour lui offrir mes services et me mettre à sa disposition. Je fus reçu assez froidement. Je sus plus tard que l'on me reprochait de n'avoir pas rendu plus tôt la citadelle de Tournai et de ne pas être venu immédiatement au secours de Bruxelles avec l'artillerie de la place.

Aussi, ce ne fut qu'après vingt jours d'attente que je reçus l'ordre de me rendre à Gand et d'y prendre le commandement de la province de la Flandre orientale, comme général-major 4. Je n'étais pas au bout de mes tribulations militaires. Ma mauvaise étoile voulut que je me trouvasse à Gand sous. H fut aussitôt nommé lieutenant général et commandant des troupes et des provinces des deux Flandres. Je ne fus. Le général en chef Duvivier laissait faire; j'eus beau, de.

J'en écrivis regime pyc 1501 ministre de la Guerre, je n'obtins pas de réponse. J'avais signalé au général Duvivier que j'étais informé qu'il se faisait des enrôlements tenus très secrets ; je prévins également la gendarmerie sans obtenir de résultats 1. Aussi fus-je extrêmement surpris de voir. Je rencon. Grégoire vint près de la portière, où je restai, et je lui fis part de l'ordre que j'avais et je l'engageai à y obtempérer immédiatement.

Je fis observer à Grégoire et aux officiers qui l'entouraient qu'ils se trompaient, que la troupe le combattrait et que la population en masse s'opposerait à sa tentative. Il me répondit qu'il était assuré de la réussite. Remonter en voiture et partir? Aussi je ne m'y risquai pas et je décidai de rester avec lui pour ralentir sa marche. Ayant demandé à mon aide de camp s'il avait bien compris ce que Grégoire m'avait dit, je lui ordonnai de se rendre en.

Elles étaient bien simples : envoyer au pas de course le poste de la grand'garde, qui était à proximité, pour fermer la porte de Bruges, après avoir tourné le pont du canal, et poster cette petite troupe en attendant de défendre et le pont et la porte.

D'un autre côté, les soldats préposés à la défense de la porte, voyant leur général avec Grégoire, devaient le croire complice et ne manqueraient naturellement pas de diriger leur feu sur lui. J'espérais néanmoins profiter du premier moment de confusion pour me jeter dans une maison ou dans des jardins. Enfin lë moment critique arriva. En avant du pont, un groupe de Gantois attendait.

A sa vue, ils se précipitèrent vers lui, l'entourèrent, l'embrassèrent et l'acclamèrent. Je le pris par le bras et nous partîmes. Je l'avais pris sous le bras pour éviter que les révoltés ne tirassent sur moi. Nous entrâmes en ville, suivis par le capitaine. Pour arriver plus vite à la Place d'Armes, où était le quartier-général, je suivis la rue de Bruges, mais De Bast avec sa compagnie prit la rue qui conduit au Marché au Grain et, de là, se rendit à l'hôlel du gouvernement, Arrivé au quartier-général, je trouvai le général Duvivier bien tranquillement installé près du feu.

Je lui demandai s'il avait vu mon aide de camp. Puis il reprit son attitude tranquille. Le général Duvivier voulut lui faire un discours, mais je lui fis observer que Grégoire était en ville, qu'il n'y avait pas de temps à perdre, qu'il fallait marcher de suite. Alors, bien qu'avec lenteur, il donna l'ordre de marcher. Mais parvenu à la plaine Saint-Pierre, le batailon s'arrêta en disant qu'il n'avait pas de cartouches.

Il fallut en chercher à la citadelle; comme elles n'arrivaient pas, je proposai au général d'y aller moi-même afin d'activer la distribution. Il s'y opposa d'abord, mais impatienté, je passai outre.

Je rencontrai la corvée portant les munitions en rouie; rassuré de ce côté, je continuai jusqu'à la citadelle. Les deux bataillons du 7" régiment d'infanterie, commandés par le colonel L'Olivier ly étaient sous les armes, mais n'avaient pas d'ordre de marche. Je fis sortir le l,r bataillon.

On alla aussitôt chercher des cartouches, en attendant, le colonel se promena avec moi devant son unité. Je me trouvais dans la même situation que près de Mariakerke. Que répondre, seul, à un colonel à la tête de son régiment! L'Olivier y alla effectivement et je descendis en ville à la tête du 1er bataillon du 7e de ligne. Quand nous atteignîmes la Place d'Armes, tout était. Je trouvai le général Duvivier se promenant, coude à coude, avec le colonel L'Olivier, sur la Place d'Armes. J'en conclus que le colonel n'avait rien dit au général; L'Olivier s'éloigna et je continuai la promenade avec Duvivier, qui resta silencieux.

Je l'engageai à faire un rapport au ministre de la Guerre sur sa conduite. Le même soir arriva M. J'insistai à nouveau auprès du général Duvivier pour lui faire faire rapport sur la conduite du colonel L'Olivier; il n'en fit rien 2.

Mais pas du tout, le général Duvivier resta avec lui très lard dans la soirée, si bien que, après minuit, voyant que je n'étais pas appelé, je me rendis auprès de M. Vanderlinden et je lui témoignai ma surprise de ce qu'il ne m'avait pas entendu, que je savais que son premier rapport était déjà parti sans avoir pris ma déposition. Il me demanda de lui remettre, à ce sujet, un rapport écrit. Je rentrai de suite chez moi et, une heure après, je lui remis ma déclaration détaillée sur tout ce qui s'était passé dans la journée du 2 février, faisant tout particulièrement ressortir les propositions que m'avait faites le colonel L'Olivier, ainsi que celles au général Duvivier.

Puis, je me mis au lit. Si Grégoire avait agi ainsi, il serait arrivé au centre de la ville de Gand sans rencontrer le moindre obstacle. C'était un dimanche iles troupes étaient éparpillées en ville, ce qui me fait croire que c'était chose convenue.

Chose incroyable, malgré les rumeurs publiques qui accusaient les autorités militaires de Gand, le rajeunir dans le corps et dans la tête. Plus tard, j'appris que la conspiration de Grégoire avait de grandes ramifications jusque dans le Gouvernement 2 ; il était donc naturel qu'on ne sévît pas contre le colonel L'Olivier; le général Duvivier fut comblé de faveurs 3 et, peu de temps après, le colonel L'Olivier fut nommé général-major 4.

Pendant mon commandement à Gand, avant l'arrivée du roi Léopold, le Gouvernement avait formé trois corps d'armée sous la dénomination d'armées de l'Escaut, de la Meuse et des Flandres 5 ; le commandement de cette dernière me fut confié.

Elle se composait de 2 régiments. Excepté cette dernière, sans artilleurs, toutes ces batteries étaient sans chevaux! Mon front vers la Hollande était fort étendu : plus de 20 lieues. Excepté le Capitalendam, où je n'avais pas d'artillerie et qui, dans la suite, fut attaqué avec force canons et deux chaloupes canonnières; je conservai néanmoins tous mes autres postes grâce aux mesures que j'avais prises.

Après la levée du camp, j'installai mon riders of the apocalypse band à Lierre, et ma division fut cantonnée dans les environs.

Plus tard, lorsque les commandements territoriaux furent établis et que l'armée fut mise sur le pied de paix, le département de la Guerre, sachant que la comptabilité des régiments était plus ou moins en désordre, jugea nécessaire de la faire uniformiser en se rapprochant, le plus possible, des anciens règlements. En conséquence, je fus nommé inspecteur général de l'infanterie de ligne et des légions de gardes civiques 2j.

Après une seconde, je signalai au miiystre des abus et des malversations de certains corps et qu'il y avait lieu de faire rentrer au Trésor plusieurs milliers de florins. Je trouvai le ministre Evain 4 très peu disposé éprendre des mesures énergiques; il me fit comprendre qu'il fallait faire la part des circonstances et l'on ne retint.

Un colonel que j'ai nommé s'était tout particulièrement distingué en ces circonstances : il avait fait racheter à vil prix, dans les villes de garnison, tous les vieux effets d'habillement, d'équipement et d'armement. Les uns avaient été rebutés avant la révolution; d'autres avaient été vendus par les soldats qui avaient déserté dans les premiers jours de l'insurrection t ; il avait acheté chez les fabricants de drap, avec un rabais considérable, tout ce qui avait été refusé sous l'ancien gouvernement et avait fait porter ces objets en compte d'après le tarif officiel!

Par suite de suppression d'emploi, je fus mis en disponibilité 2. Je fus remis en disponibilité. Comme je dépassais déjà de beaucoup celle assignée aux lieutenants généraux et que les impatients avaient hâte de voir faire la place, je fus, naturellement, l'un des premiers atteint par cette loi et fus mis à la retraite.

Ainsi finit ma carrière militaire. Les notes émises sur son compte par ses chefs militaires sont loin d'être à sa louange, tant au point de vue militaire que privé. Archives du Musée royal de l'Armée, documents relatifs à l'organisation définitive du 3e chasseurs à pied. J La matricule de la 4e afdeeling des Pays-Bas mentionne des dates de nomination légèrement différentes de celles puisées par nous dans la Matricule générale des officiers en Belgique.

En cette occasion, le Roi le créa baron Journal militaire officielcependant l'Annuaire de la Noblesse ne lui accorde que le titre de chevalier. Le général rencontrant le Roi, lui fit remarquer l'erreur commise et Sa Majesté, en faisant observer au général que le Moniteur ne pouvait se tromper, ajouta que ce titre, si bien mérité, lui resterait acquis par son ordre.

Mon père tenait cette anecdote du général lui-même et le fait m'a été confirmé par la douairière de Wautier. La généalogie de la famille de Wautier a été publiée dans l'Annuaire de la Noblesse deBelgique, par le baron de Stein d 'Altenstein, annéet.

La généalogie publiée par F. Goethals, dans le Miroir des notabilités nobiliaires de Belgique, des Pays-Bas et du Nord de la France, n'a aucune valeur historique. Annuaire de la Noblesse de Belgique, année Cette Chambre était chargée de la direction économique des finances de l'État, du dépôt des archives concernant les traités, etc.

Voir aussi : Guillaume, Histoire des régiments nationaux belges pendant les guerres de la Révolution française. Bruxelles, Guillaume, op. Quand de Wautier entra dans ce corps, ce régiment faisait partie de l'armée du célèbre général Clerfayt.

Pessler devint lieutenant-colonel du corps, le 19 octobrelorsque le baron de Möndet fut nommé colonel. Baugniet qui fut tué au combat de Sulzbach, le 24 août A la seconde affaire de ce nom 2 octobreà laquelle assista de Wautier, les Latour se trouvaient sous les ordres du colonel de Roi ; le corps faisait alors partie de la brigade du général-major Kerpen.

Nous n'avons pu retrouver le nom du sous-lieutenant qui, selon la version de l'auteur,-fut tué au cours de cette journée à la suite de laquelle les Autrichiens, pressés par Jourdan, se retirèrent derrière le Rhin. Cependant, ni Guillaume, ni le comte de Grunne ne renseignent que les Latour assistèrent à cette action. D'autre part, la France militaire, ouvrage de 5 volumes, très complet, publié à Paris, enpar A. Hugo, ne mentionne que la prise de Kaiserlautern par Blucher, le 20 septembreet la reprise de cette ville, par les Français, le 27 du même mois.

D'après les ouvrages de Guillaume et du comte de Grunne, les opérations militaires languirent au début de l'année ; Clerfayt se borna à la défense de la rive droite du Rhin pendant la première partie de l'année. Les Latour, sous les ordres du général baron Blankenstein, occupèrent le cordon de sûreté depuis Hochstedt jusqu'au Neckar.

Le 8 novembre notamment, les Latour bivaquèrent à Kreuzberg, de Grunne, op. Les dragons de Latour essuyèrent plusieurs attaques des troupes de Pichegru.

Vigneron, dans la Belgique militairet. Le 29 juillet, les Latour coopérèrent à une reconnaissance sur Madenhausen ; les 17 et 18 août, ils luttèrent à Sulzbach et, malgré une lutte acharnée, ne se replièrent que le lendemain.

Le chef d'escadron Jouve, le premier lieutenant de Reure et le sous-lieutenant Baugniet furent tués. Le 20 du même mois, les dragons combattirent encore à Wolfring et Edingen. Nous n'avons retrouvé dans aucun auteur la relation de la bataille d'Heydenheim dont parie de Wautier. Néanmoins, les Autrichiens furent battus.

Elle amena la concentration des forces de Wartensleben et de l'archiduc Charles, obligeant les Français à se rabattre sur Sulzbach. Les Latour s'illustrèrent encore en cette occasion, cette journée valut au lieutenant-colonel Mondet sa nomination de chef de corps. Marceau y fut mortellement blessé. D'après une relation du feld-maréchal Hotze, les Latour se distinguèrent par l'audace avec laquelle ils abordèrent la cavalerie française lancée en choc. Deux jours après, les Français repassèrent le Rhin, l'archiduc se retourna alors contre Prothese mammaire clinique paris france, qu'il obligea également à repasser le Rhin.

C'est au cours de ces opérations que se livra le combat peu important de Schlingen. Une bataille s'engagea dans les plaines de Neuwied, le 18 avril même ; deux escadrons de Latour, sous les ordres du lieutenant-colonel de Pessler, s'y conduisirent avec bravoure, à l'aile gauche autrichienne. Sept officiers et cent quatre-vingt-huit dragons, presque tous blessés, furent ainsi faits prisonniers.

Cette bataille fut désastreuse pour les Autrichiens, qui eurent 5 à 6, tués, blessés ou prisonniers, perdirent 7 drapeaux, 2 canons, 60 caissons et un grand nombre de voitures à bagages. Ils opérèrent leur retraite sur Neukirchen. Il devint feld-maréchal-lieutenant et commandant de Mulhouse, retraité enil mourut à Bruxelles en Ces préliminaires furent ratifiés par le traité de Campo-Formio, signé le 17 octobre suivant.

D'après un rapport du prince de Hessé-Hombourg, le capitaine de Lederer se conduisit vaillamment à Stockach. Enils formèrent à Coblentz, avec beaucoup d'éclat, l'armée des princes ou de Condé qui compta à peine 4, hommes.

Ni les Prussiens, ni les Autrichiens n'en voulurent. Enelle passa à la solde de l'Autriche et de la Russie ; elle fut dissoute en Le prévôt était chargé de tous les ordres de punitions donnés par le général, soit verbalement, soit en exécution des bans faits. Il avait sa compagnie, ses lieutenants et son exécuteur. Vogt se conforme à la tradition de son glorieux Régiment. Il charge.

Sans doute, il prise de poids fromage blanc 20 parvient pas à culbuter la masse ennemie à laquelle il s'attaque. Mais celle-ci, impressionnée par la ruée de ces 60 braves qui arrivent sur elle le sabre haut et en hurlant, fait tout entière face à l'attaque et Pichegru en profita pour s'échapper au galop.

C'est tout ce que veut Vogt. Après une brève mêlée, il rallie vivement son monde et va reprendre position à peu de distance, sa Compagnie déployée et prête à l'attaque. Sa fière contenance en impose à l'ennemi qui, voyant déboucher à courte distance les premiers éléments de l'avant-garde, juge plus opportun de se dérober. Pichegru félicite hautement le Capitaine Vogt.

La Brigade Compère se dirige vers Eyndhoven et Helmont, où elle campe quelques jours. Deux Hussards du Régiment, Kueffer et Rivière, envoyés en reconnaissance à quelques jours de distance pendant cette marche, remplissent leur mission avec hardiesse et se font tuer en approchant très près de l'ennemi; pour Kueffer, à Jamoigne.

En octobre, le 5e Hussards, avec la Brigade Compère dont il fait partie, est désigné pour faire partie d'un Corps détaché de l'Armée du Nord. Ce corps, commandé programme de regime minceur Moreau, a pour mission de mettre le siège devant la place de Venlo. Moreau marche sur Venlo, qu'il investit. Le Général Compère, escorté de 12 cavaliers du 5e Hussards, va reconnaître, le 5 octobre, les abords du fort Saint-Michel, sous Venlo.

Il tombe à l'improviste sur une troupe de 40 hommes d'infanterie hollandaise, lui tue 5 hommes, fait 23 prisonniers et poursuit le reste jusque sur le glacis. Le 5e Hussards va, pour la troisième fois depuis le 19 avril, prouver l'ascendant formidable qu'il a pris sur la cavalerie ennemie.

L'engagement a lieu dans les mêmes conditions qu'à Abscon et à Tilburg et a une issue identique. Moreau a pris ses dispositions pour réduire la place. Il envoie la Brigade Compère, en une seule colonne, passer la Meuse à Ruremonde et remonter par la rive droite à Venlo. L'effectif du Régiment est alors de 33 Officiers et hommes présents.

A peine le 5e a t'il franchi la Meuse qu'il est pris à partie par un Régiment de Dragons hollandais. Sans lui donner le temps de se reconnaître, le 5e de Hussards s'élance à la charge, culbute les Hollandais, en sabre un grand nombre et en ramène prisonniers une bonne partie, le reste refluant en désordre.

La Brigade Compère poursuit sa marche et s'établit à l'est de Venlo, sur la Niers. Le 5e Hussards fournit alors des pelotons de 25 cavaliers qui sont répartis derrière les troupes d'investissement échelonnées entre la route de Cologne et celle de Stralen.

De fréquentes patrouilles fouillent au loin le pays et se relient vers Gueidres avec les troupes d'avant-garde de l'Armée de Sambre-et-Meuse. Au mois de novembre et après la prise de Venlo, la Brigade Compère se porte sur Nimègue. Pendant l'investissement de cette place, elle prend d'abord position à Cranenburg et ensuite plus à l'Est, entre la Niers et le Wahal. A mentionner au Régiment pendant le blocus de Nimègue : le Capitaine Michel est tué d'un coup de feu; le Hussard Husson est blessés; le Hussard Bosse est blessé d'un coup de boulet à l'épuale gauche; le Hussard Groffaut a son cheval tué sous lui, il est ensuite blessé d'un coup de feu à la jambe droite.

L'effectif du 5e Hussards est, au mois de décembre, de 32 Officiers, hommes dont présents et chevaux. Trois Escadrons sont à Kessen et deux à Trèves. Ils restent campés dans ces localités pendant dix jours. Au mois de janvier, le Dépôt est toujours à Reims. Son effectif est de 50 Officiers, hommes présents et chevaux. Il manque chevaux au complet.

L'Armée du Nord marche sur Amsterdam. Le cavalier Ehrard du 5e Hussards se noie avec son cheval au passage du fleuve. Deux jours après, le Régiment contribue à la prise d'Arnheim et se divise ensuite en deux colonnes. La première, composée de deux Escadrons sous les ordres du Lieutenant-colonel Graillet, marche sur La Haye et Amsterdam. La seconde, formée des deux autres Escadrons et dirigée par le commandant Viard, poursuit l'ennemi et fait beaucoup de prisonniers.

Cette dernière colonne s'empare par surprise au château du Loo de 20 Hussards de Homspech. Il ne reste plus, pour achever la conquête du pays, qu'à soumettre les places de la North-Hollande et à chasser les Anglais des provinces limitrophes du Hanovre.

L'Armée du Nord marche sur l'Yssel. La Division Moreau occupe les lignes de la Greeb entre Wageningen et Amersfort, le 5e Hussards, à l'effectif de cavaliers, est à Utrecht. Dans les opérations qui ont lieu pour réduire les places de la Hollande septentrionale, le 5e Hussards va être mêlé à une action de guerre que l'on peut dire unique dans les fastes de la cavalerie. Il a été attaché, comme Cavalerie de corps, à un fort détachement d'armée confié au Général Salme, à ce moment dépourvu de cavalerie, qui doit marcher vers le nord pour soumettre les places de la Zélande.

Le 19 janvier, le Général Salme est informé qu'une notable partie de la flotte de guerre hollandaise est bloquée par les glaces dans l'embouchure du Texel.

Il décide de s'en rendre maître. Le Général Salme envoie un détachement pris dans son avant-garde et composé des Escadrons du 5e Hussards, du 3e Bataillon de Chasseurs belges, commandé par le Chef de Bataillon Lahure, et deux pièces d'artillerie légère.

Chaque cavalier prend en croupe un Chasseur et le Régiment se détache à vive allure. Aussitôt en vue de la flotte immobilisée, le 5e Hussards se déploie sur la glace et prend la formation de la charge, les vaisseaux étant sommés de se rendre. Il est bien clair qu'il ne songe nullement à se livrer sur des vaisseaux de ligne à une attaque aussi insensée, mais le prestige de notre cavalerie est tel qu'une menace aussi peu redoutable suffit à impressionner l'Amiral hollandais.

Les vaisseaux amènent leur pavillon et leur équipage se rend à cette 100 kg regime dukan de cavaliers sans aucune résistance.

La petite colonne victorieuse, capture 12 navires de 32 à 72 canons et réalise ainsi un fait d'armes sans précédent : une flotte prise par de la cavalerie. Jamais pareille prouesse n'avait été accomplie par des hussards. Ceux du 5e renouvelleront onze ans plus tard un haut fait non moins surprenant en enlevant, avec la Brigade Lasalle dont il faisait partie, la place forte de Stettin défendue par une importante garnison à un nombre considérable de canons.

Les Anglais se retirent derrière l'Ems. Au mois de mars, Moreau se porte sur Bintheim. Pendant cette marche, le 5e Hussards entier cantonné à Hengelo est attaqué par une cavalerie nombreuse sous les ordres du Colonel Sombreuil.

Le Régiment se barricade dans le village et le défend par un combat à pied jusqu'au moment où il est secouru par de l'infanterie. L'ennemi est enfin repoussé et perd 20 hommes faits prisonniers.

Le 5e Hussards prend ensuite une part active et se comporte encore de la façon la plus brillante à la bataille de Bintheim. En arrivant près de cette place et faisant partie de l'avant-garde, il capture à Gilhus deux postes ennemis et refoule les autres jusque sous les glacis. Il prend aussi dans ce premier engagement une pièce de canon.

Moreau s'empare de Bintheim et de son château, fait prisonniers, prend de l'artillerie et chasse l'ennemi des rives de la Dinckel. Au cours de cette bataille, un simple Brigadier, nommé Pulmayer, va se distinguer par un exploit des plus remarquables. Il est envoyé en patrouille de reconnaissance sur une crête dominant à pic un ravin profond que doit suivre son Régiment pour aller occuper le village de Schuttorf.

Soudain, il aperçoit un Bataillon ennemi embusqué dans le défilé. A un coude de la route, une pièce de canon servie par les Autrichiens enfile toute la partie du chemin que doit suivre notre avant-garde. Celle-ci s'avance sans méfiance car elle ne peut voir l'ennemi soigneusement dissimulé tandis que celui-ci ne perd rien de ses mouvements.

Pulmayer voit le danger imminent couru par son Régiment et il se rend compte qu'il n'est plus temps d'en avertir le commandant de l'avant-garde. En effet, le chef du détachement ennemi, estimant le gros des Hussards à bonne portée d'artillerie, vient d'ordonner d'ouvrir le feu. Le Brigadier s'en rend compte aux mouvements des canonniers. Aussitôt, il s'élance au galop sur la pente presque verticale du ravin, la dégringole au risque de se rompre cent fois le col et tombe comme un boulet au milieu des servants frappés de stupeur.

D'un coup de sabre, il tranche le poignet de l'Artilleur qui approche de la lumière le boutefeu, puis, se plaçant au milieu de la route de manière à être aperçu des siens, il hurle : " En avant, hussards, en avant! A sa vue, à ses cris, l'Escadron d'avant-garde se précipite. Tout ceci s'est passé en quelques secondes. L'ennemi a été tellement surpris qu'il n'a pas tiré un coup de fusil et quand les Hussards surviennent, sabres hauts, ils ne trouvent devant eux que les dos des fantassins fuyant comme des perdus et la pièce abandonnée par ses servants.

En récompense de sa conduite héroïque, le brave Pulmayer est nommé Sous-lieutenant. A citer encore au 5e Hussards à la bataille de Bintheim : le Sous-lieutenant Domon qui se fait remarquer par un grand courage; le Lieutenant Corbineau et le Hussard Koher ont leurs chevaux tués sous eux. Ce dernier est en outre blessé. Le Fourrier Chardon est fait prisonnier. L'ennemi ayant entièrement évacué le territoire des Provinces-Unies, l'Armée du Nord, commandée par Moreau qui a remplacé Pichegru, revient en avril à ses premiers cantonnements.

Le quartier-général est à Utrecht. Le 5e Hussards, à l'effectif de hommes, se trouve entièrement réuni d'abord à Utrecht où il fait partie de la Brigade Laurent, Division Macdonald dite des côtes de Hollande, puis successivement à Amsterdam, La Haye et Haarlem.

Le Dépôt est encore à Reims. Au mois d'octobre, le Régiment est divisé en deux parties égales. La première, placée dans le commandement du Général Champmorin, est à Rotterdam et dans l'île de Voorn. La seconde est à Breda et dans l'île de Valcheren. Deux Escadronsplacés sous le commandement du chef d'Escadron Viard, et à l'effectif de 17 Officiers, hommes et chevaux, sont détachés en décembre à la Division Desjardins envoyée à l'Armée de Sambre-et-Meuse.

Les deux autres sont à Rotterdam et compris dans la Division, dite des côtes de Hollande, échelonnée de l'embouchure de la Meuse au Texel. Cette Division est commandée par le Général Compère promu divisionnaire. Les Animaux hybrides photos du 5e Hussards, postés sur les frontières de la Hollande, restent dans leurs cantonnements jusqu'à la fin de février et se réunissent le 25 de ce mois à Zuphten.

Ils ont dans leur marche sur le Rhin de brillantes rencontres avec l'ennemi : le Brigadier Stampfer se signale par sa bravoure et sa décision.

Entouré par cinq Hussards ou Dragons? Quelques jours plus tard, au château de Vuizberg, le Chef d'Escadrons Viard tombe à l'improviste avec sa petite troupe sur les Hussards de Barco et de Bussy, les met en fuite et ramène 50 prisonniers. A Giessen, le Lieutenant Bertholet s'élance avec son seul peloton 25 hommes sur une batterie autrichienne, en sabre les servants, puis, se précipitant sur le Liposuccion tumescente que es de soutien, le met en panique, lui fait mettre bas les armes et le repousse comme un troupeau vers les lignes françaises, ramenant, avec ses deux douzaines de hussards, prisonniers et 3 pièces perdre du poids citron vert wikipedia canon.

Berthollet a un cheval tué sous lui. Ce fait d'armes extraordinaire donne la mesure de tout ce que peut l'audace du chef jointe à la valeur personnelle de ses hommes. Enfin, à Mulheim, le Sous-lieutenant Pierre est blessé d'un coup de sabre, le Brigadier Chardon est blessé, le Trompette Yvernette est blessé d'un coup de feu à la cuisse droite, et les Hussards Brindre et Percevaux sont blessés.

Un Régiment qui inscrit dans son histoire le récit de tant de hauts faits peut se présenter sans crainte au jugement de la postérité. Il sera toujours offert en exemple comme l'un des corps de troupe les plus chargés de gloire. Viard et ses Escadrons sont ensuite envoyés en Brabant, où ils poursuivirent des bandes de brigands sans réussir à les joindre. L'Adjudant-général Dardenne, Chef d'Etat-major de la Division Souham, assisté du Commissaire des guerres Bazile, procède au mois de mars et en vertu de la loi du 12 octobre précèdent, à la réorganisation du Régiment.

Le 5e Hussards est formé à quatre Escadrons de deux Compagnies et son effectif est de 39 Officiers, hommes et chevaux. Ses Escadrons sont réunis d'abord à Groningue, ensuite à Deventer. Le Général Dupont-Chaumont passe en juillet dans cette dernière ville l'inspection du 5e Hussards. L'Inspecteur trouve la discipline exacte et l'esprit de corps excellent. Le Dépôt, à l'effectif de hommes, part pour Leyde où il fait partie de la Division commandée par le Général Reubel.

Il remplace ensuite à Amsterdam un détachement du 3e Hussards et y reste jusqu'à la fin de l'année. Les Escadrons actifs partent pour se rendre à l'Armée de Sambre-et-Meuse commandée par Jourdan et la rejoignent le 5 septembre à Cologne. Selon les Mémoires du Capitaine Duthilt du 1er Légerle 5e Hussards est sur la rive droite du Rhin, réparti au sein de différents villages.

Le 28 septembre, le 5e Hussards est détaché à la Division Lefebvre. Le 5 octobre, le 5e Hussards rentre à la Division Macdonald, à laquelle il appartient.

Ses Escadrons sont pendant trois mois, d'octobre à décembre, fractionnés en petits groupes sur les bords du Rhin et reviennent ensuite en Hollande.

A noter que dans son inspection faite en l'an IV, l'Inspecteur Dupont-Chaumont note concernant le 5e Hussards : " Assez bon, les têtes exaltées par les mouvements révolutionnaires se sont calmées par la sagesse du chef.

Au mois de janvier, le 5e Hussards, à l'effectif de hommes, est à Zwolle et à Kampen. Il fait partie de la Division Macdonald, Armée du Nord.

Le Dépôt comprenant hommes est resté à Amsterdam. Le Régiment est envoyé à l'Armée de Sambre-et-Meuse, commandée par Hoche à partir du 23 février Le 7 marsle général Hoche écrit depuis Cologne au général Ney, au sujet de l'organisation d'une Division de hussards sur les bords de la Simmern : " Je vous préviens, général, que mon intention étant de former, des diverses armes qui composent la cavalerie de l'armée de Sambre-et-Meuse, autant de divisions particulières, je vous ai donné le commandement de celle des hussards.

Vous voudrez bien l'organiser sur les bords de la Simmern et distribuer les corps que le chef de l'état-major général a l'ordre de vous envoyer, dans les cantonnements que vous jugerez les plus convenables, sous les rapports des subsistances, de l'ordre militaire, et qui présenteront le plus de facilités pour opérer une réunion prompte, soit qu'il faille marcher à l'ennemi, soit qu'elle n'ait d'autre objet que l'instruction des régiments.

Le corps que vous commanderez sera composé des 2e, 3e, 4e et 5e régiments Vous ne serez attaché à aucune division particulière. Vous recevrez des ordres directs du général d'Hautpoul commandant la cavalerie de l'armée, ou de moi.

Permettez-moi, général, de vous témoigner la satisfaction que j'éprouve de servir avec vous dont le mérite militaire est si généralement reconnu et estimé " H. Bonnal : "La vie militaire du Maréchal Ney", tome1. Ney accuse réception de cette lettre le 15 mars. Mais au 15 avril, le Régiment n'a toujours pas rejoint la Division de Hussards, qui quitte la Simmern pour marcher à l'ennemi. Il remonte ensuite le cours du Rhin.

Les 2e et 3e Escadrons, laissés aux environs de Coblentz, prennent part le 18 avril à la bataille de Neuwied où Hoche force le passage du Rhin. Pendant cette journée, le Lieutenant Bertholet trouve l'occasion de renouveler son brillant fait d'armes de Giessen et ne la laisse pas échapper. Lancé à la tête de son peloton de 25 Hussards sur une batterie autrichienne, il en disperse les canonniers, prend une pièce de canon, et fait mettre bas les armes à un Bataillon d'infanterie hongroise.

Il parvient ensuite à ramener sa troupe sans accroc dans les lignes françaises. Berthollet est un de ces Officiers comme il en existe quelquels-uns dans tous les Régiments et auxquels souvent manque seule l'occasion de se révéler. Il recherche sans cesse le danger et joint à une bravoure sans égale un sang-froid, une sûreté de coup d'oeil, une brutalité dans l'exécution qui lui permettent d'accomplir des prodiges. Il s'est déjà signalé l'année précédente, et également sur le Rhin, par un fait d'armes très remarquable; il donnera encore des preuves de son courage exceptionnel.

Les 1er et 4e Escadrons ont continué leur route jusqu'à Mayence où ils assistent au début des opérations du blocus de cette place dirigé par le Général Colaud. Ils y perdent le Hussard Kauffman tué en faisant un fourrage, le Brigadier Menckel également tué et le Hussard Sherer, qui meurt de ses blessures. Ces Escadrons ont un détachement à Mosbach dans la Division du Général Watrin dont le quartier-général est à Wiesbaden.

Ils sont peu après relevés par des Escadrons du 2e Hussards. Il fait alors partie de la première Division de l'Armée du Nord et se trouve ainsi divisé : une fraction à Deventer avec le Lieutenant-colonel Graillet, une autre à Leuwarden avec le Chef d'Escadrons Moreux, et le reste du Régiment à Zwolle et à Kampen. Le Dépôt est toujours à Amsterdam.

L'effectif était alors de 36 Officiers, non compris 20 auxiliaires, de hommes et de chevaux. Le Général constate, que les conditions du Régiment sont sensiblement les mêmes que lors de son inspection de l'année précédente, trouve assez bon le casernement du Dépôt à Amsterdam, et note, que les distributions sont irrégulières faute d'approvisionnements suffisants.

Le 5e Hussards part de Deventer le 22 septembre et marche sur le Rhin. Le 28, nos Hussards bivouaquent près de Schawen quand les petits postes, se repliant au galop, viennent annoncer l'approche d'un fort parti de cavalerie autrichienne.

En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, le Régiment est à cheval et massé derrière son Chef de Brigade. Dès que l'ennemi se présente, il est vigoureusement chargé et ramené à quelque distance, mais sa supériorité numérique ne permet pas au 5e Hussards de lui infliger une défaite totale. Il se regroupe sur une nouvelle position et attend l'attaque. C'est alors que reparait Bertholet.

Dans cette affaire, le Lieutenant Bertholet montre encore un courage indomptable et son penchant pour les actions chevaleresques. Sortant du rang au galop, il se porte sur le front d'un Régiment de Dragons autrichien et d'une voix claironnante demande s'il s'y trouve un Officier qui accepte de se mesurer avec lui en combat singulier. Un Capitaine s'avance. C'est, lui aussi, un brave et, qui plus est, un galant homme.

Devant les deux troupes attentives, les adversaires se saluent d'abord du sabre, comme il sied dans une affaire d'honneur, et aussitôt se chargent. Dès la première passe, la lame de Bertholet se brise sur la coquille de celle de l'Autrichien.

Chevaleresquement, celui-ci abaisse sa pointe et invite le Hussard à emprunter un autre sabre. Bertholet remercie, galope jusqu'à son peloton, prend le sabre d'un de ses cavaliers et revient se mettre en garde.

Le combat reprend, farouche. Et soudain, le Capitaine de Dragons s'écroule, tué sur le coup. Le sabre de Bertholet lui est entré dans la poitrine jusqu'à la garde. Chose étrange, les deux partis ne se précipitent pas l'un sur l'autre.

Il semble que les Autrichiens considèrent la défaite de leur champion comme le jugement de Dieu. Les Dragons ramassent le corps sanglant de leur Capitaine, puis toute leur Brigade fait demi-tour, laissant le terrain au vainqueur.

Par Arrêté du Ministre de la guerre en date du 18 octobre, Louis Bonaparte, Aide-de-camp du Général en chef Bonaparte, est placé au 5e Hussards et mis à la suite. Les quatre Escadrons du Régiment, à l'affectif de 32 Officiers, hommes et chevaux, font partie de la Brigade Salme et de la Division Macdonald, dont le quartier-général est à Cologne. Ils sont placés à l'aile gauche de l'Armée d'Allemagne. Il est cantonné à Solingen et Ultfra. Le Dépôt est resté à Amsterdam.

Le 21 novembre, le Général Ney reçoit à Friedberg, une lettre du Général Lefebvre, datée de Wetzlar, accompagnant une plainte du baillif de Schotten contre le Lieutenant Corbineau du 5e Hussards. Cet Officier est accusé de se faire donner journellement, par cette localité, 12 francs pour frais de table, et en outre, d'exiger d'elle des fournitures destinées à sa Compagnie.

Le Général Ney écrit, aussitôt, au Chef d'escadron commandant le 5e Hussards de prendre des informations, " puis, si le fait était constant, de faire retirer le lieutenant Corbineau de Schotten et de lui ordonner les arrêts forcés pendant deux décades ". Le 24 novembre, le Général Ney, reçoit une nouvelle lettre du Général Lefebvre, relative à l'affaire Corbineau et à de nouvelles plaintes formulées contre des Hussards du 5e Régiment.

Ney répond, le 28 novembre, que le baillif de Schotten est un délateur dont les plaintes indécentes n'ont aucun fondement H. Le 9 frimaire 29 novembreune circulaire ministérielle rétablit les Régiments de Hussards à 4 Escadrons. Ils se fondent sur ce que la loi du 23 floréal dernier 12 mai sur la solde des troupes les assimile à ce grade pour la solde. Une situation en date du 21 décembre indique que le 5e Hussards fait partie de la Brigade Ney, 1ère Division dite d'avant-garde de Lefebvre, au sein de l'Armée de Mayence commandée par le Général Hatry Le maréchal Mortier, duc de Trévise.

A noter que dans son inspection faite en l'an V, l'Inspecteur Dupont-Chaumont note, concernant le 5e Hussards : " Est assez bon, il s'est encore amélioré depuis la dernière revue. Le Général Hatry commande en chef l'Armée de Mayence. Le 5e Hussards, avec quatre Escadrons, fait partie au mois de janvier de la Division Championnet, dont le quartier-général est à Giessen. Le Ministre de la guerre envoie au Régiment l'ordre de se rendre à Utrecht et d'y faire partie des troupes françaises, cantonnées dans la République batave, sous les ordres du Général Joubert qui a placé son quartier-général à La Haye.

Le Dépôt, à l'effectif de 21 Officiers, hommes et chevaux, est toujours à Amsterdam. Il est compris dans la Division Macdonald, qui occupe les provinces de Gueldres et d'Utrecht et une partie du Brabant batave.

Les Escadrons actifs ne sont pas encore arrivés à la fin de janvier sur le territoire de la République. Les 2e, 3e, 5e et 8e régiments de hussards Désigné pour l'armée d'Angleterre par ordre ministériel du 30 janvierle Général Ney part de Homburg le 15 février H. Ney atteint Amiens, le 4 mars, et Abbeville, sa résidence nouvelle, le 8.

Il doit y attendre l'arrivée des 3e et 5e régiments de Hussards voyageant par étapes. Ces deux Régiments atteignent, le 11 mars, leurs cantonnements tracés aux environs d'Abbeville H. Le 5e Hussards arrive à Rouen le 19 mars et à Falaise le Il cantonne dans cette ville et ses environs et y séjourne près de deux mois.

La descente en Angleterre étant impossible, l'Armée est dissoute. Le Régiment, cantonné à Rennes, reçoit le 23 juillet l'ordre de se rendre à l'Armée d'Allemagne. Il arrive à Strasbourg, y reste tout le mois d'août et rejoint l'armée commandée par le Général Joubert, qui a son quartier-général à Friedberg. Le 5e Hussards, à l'effectif de hommes, fait alors partie de la première Division, dite d'avant-garde, commandée par le Général Championnet qui place son quartier général à Hombourg.

Les Escadrons cantonnent aux environs de cette ville. Le Dépôt réside successivement à Lauterbourg, Wissembourg et Landau. Son effectif dans cette dernière ville est de hommes et chevaux. Le Général Jourdan prend le 15 décembre le commandement en chef de l'Armée d'Allemagne. Le 5e Hussards est au camp de Friedberg. Le 24 décembre, Ney arrive à Neustadt, qui se trouve au nord et près de Landau. Un peu plus tard, les 8e Chasseurs et 5e Hussards, quand ils arrivent à Neustadt, sont cantonnés entre cette ville et Landau H.

Le Régiment quitte au mois de janvier ses cantonnements de Neudstadt, près de Hombourg, et passe dans la Division Bernadotte. Le Général Bernadotte étant allé à Paris dans le but de briguer une situation indépendante, le commandement de sa Division est exercé, à partir du 25 janvierpar le Général Bastoul auquel succède bientôt le Général Levai.

Celui-ci, dès sa prise de commandement, le 4 février, envoie l'ordre au Général Ney de se rendre à Strasbourg, en l'informant qu'il commandera la cavalerie légère d'avant-garde composée des 4e et 5e Hussards, ainsi que du 1er Chasseurs H.

Le Général Ney et ses trois Régiments, dont le 5e Hussards, se mettent en route le 9 février ; ils atteignent la ville les février; l'Armée de Jourdan est rassemblée sur le Rhin, de Kehl à Bâle.

Le 21 février à 10 heures du matin, les troupes de Ney sont passées en revue, au polygone, par le nouveau chef de l'avant-garde, le Général Vandamme H. Le 24 février, Ney est informé de son affectation à l'armée d'observation du Rhin, commandée par Bernadotte.

Aux premiers jours de mars, Jourdan franchit le Rhin sur quatre points et marche sur le Danube, pour y faire sa jonction avec l'Armée d'Helvétie commandée par Masséna.

Le 5e Hussards, à l'effectif de hommes, fait partie avec le 4e Hussards et le 1er Chasseurs, de la Division d'avant-garde commandée par le Général Lefebvre. Cette Division passe le fleuve au pont de Kehl. Le Capitaine Duthilt voir au 1er Légerdans ses Mémoires, indique que ce passage a eu lieu le 1er mars, sous le commandement du Général Legrand. Lefebvre franchit le Kintzig à Gegenbach.

Troisieme Regiment De Hussard

Le 5e Hussards est envoyé en reconnaissance à Villingen et arrive ensuite à Tuttlingen où il est placé à xpose cellulite droite de l'armée, qui prend le nom d'Armée du Danube, et s'étend de Tuttlingen à Rothweil.

Jourdan franchit ce fleuve et se porte sur Stockach. Le 19 mars, il prend position vis-à-vis de l'Archiduc Charles, et occupe une ligne s'étendant de Barendorf sur l'Aach à Sigmaringen.

Le Régiment, avec la Division Lefebvre, est placé sur les hauteurs bordant la rive droite de la rivière de l'Ostrach. La Division se trouve là en pointe et complètement isolée du reste de l'armée. Cette situation n'échappe point au Général en chef autrichien qui, résolu à en tirer parti. Dans un article consacré à l'Adjudant général Baron Fontaine, paru dans le Carnet de la Sabretache deon peut lire en page : " Le 30 ventôse an VII 20 marsil s'illustrait au combat d'Ostrach.

Le général Lefèvre lui avait donné le commandement d'une forte reconnaissance composée d'un bataillon de la 53e demi-brigade, de quatre compagnies de la 25e légère, de trois escadrons du 5e hussards, d'un escadron du 1er chasseurs et de deux escadrons du 17e dragons. Ayant atteint Oskirch le 19, Fontaine recevait l'ordre de se replier le lendemain sur Ostrach. Le 3o au matin, il commença sa retraite en bon ordre, mais il se heurta à l'ennemi qui l'avait prévenu à l'entrée du village et qui, solidement établi, lui barrait la route.

La situation était critique, et il était impossible de passer devant les Autrichiens, fort supérieurs en nombre, sans s'exposer à une destruction certaine. Très habilement, Fontaine profita du brouillard qui dérobait sa troupe à l'ennemi meilleur pilule perte de poids, remontant l'Ostrach par la rive droite, il exécuta une longue marche pour aller chercher, à Riedhausen, un point de passage qui lui permit, après un nouveau combat, de rejoindre la 2e division.

L'opération avait été bien conduite et Jourdan lui-même ne ménagea point les éloges. L'armée autrichienne se concentre et marche le 21 sur l'Ostrach pour en forcer le passage au village de ce nom. La Division Lefebvre, seule sur ce point, ne peut résister à des forces si supérieures et est rejetée sur la rive gauche de la rivière. Le passage sur l'autre rive s'effectue avec de grosses difficultés et au prix de lourdes pertes.

Dès le début de l'action, le 5e Hussards est coupé de son infanterie et la Division Lefebvre est déjà sur l'autre rive, le pont sur l'Ostrach occupé, quand le Chef de Brigade Sholtenius s'aperçoit de sa situation désespérée. Il décide de se faire jour à tout prix. Prenant la tête de son Régiment, il le forme en colonne de pelotons et se jette avec furie sur les masses ennemies.

Chaque Officier, chaque Hussard a compris que son propre sort est en jeu, aussi la charge est-elle menée par des hommes bien décidés à vaincre ou à mourir. Le Chef de Brigade Sholtenius, sans se soucier des formations ennemies, pointe droit sur le pont. Il parvient à se frayer un passage jusqu'à lui, en culbute les défenseurs qui ne s'attendent pas à être pris à revers, traverse la rivière comme une trombe et tombe sur les Bataillons autrichiens déjà installés sur la rive gauche.

Alors, n'ayant plus le souci de l'Ostrach à franchir, le Chef du 5e Hussards s'en donne à coeur joie. Il renouvelle plusieurs fois ses charges contre les unités qui, occupées à tirailler contre l'infanterie de Lefebvre, ne se gardent pas en arrière, et leur cause de fortes pertes.

Finalement, il regagne les lignes françaises en ramenant une grande quantité de prisonniers. Le 2e Escadron, plus particulièrement engagé, s'est signalé d'une façon exceptionnelle.

Il fait à lui seul prisonniers, le double de son effectif, et tue 70 Uhlans. La prudence et le sang-froid du Lieutenant-colonel Graillet dans cette journée périlleuse est très remarquée; cela lui vaut d'être cité, tout comme le Chef d'Escadron Evers. Le Général Lefebvre, blessé, est remplacé par le Général Soult dans le commandement de la Division qui bat en retraite par Pfullendorf.

L'artillerie légère et l'artillerie de position furent placées sur divers plateaux pour défendre le village d'Ostrach et prendre en flanc les troupes qui s'en approchaient. Le général Lefebvre comptait encore pour la défense de sa position sur un bataillon de la 53e demi-brigade, quatre compagnies de la 25e d'infanterie légère, trois escadrons du 5e de hussards, un escadron du 1er de chasseurs et deux escadrons du 17e de dragons Première partie, Histoire des guerres de la Révolution Partie 1, Tome 2.

La Division Soult, peu de jours après, va avoir à livrer un nouveau combat auquel le Régiment va prendre une part non moins glorieuse. Jourdan ayant réuni son armée à Stockach afin d'attaquer l'Archiduc Charles.

La Division Soult a pour mission d'enlever le village de Liptingen, lequel, tenu fortement par de l'infanterie, est défendu en outre par une nombreuse artillerie. Le Général Soult, avant de lancer ses colonnes d'assaut, prescrit au Chef de Brigade Sholtenius de charger les batteries ennemies.

Le Régiment s'élance aussitôt avec sa bravoure et son entrain accoutumés. Soudain, les canons se taisent et entre les intervalles des pièces, on voit surgir une nuée de cavaliers ennemis. C'est tout le Régiment des Hussards de Meerfeld, lequel est placé en soutien de cette artillerie. Mais le 5e Hussards est lancé et l'intervention des Hussards de Meerfeld est trop tardive.

En un clin d'oeil, ils sont balayés et une grande partie des hommes impitoyablement sabrés; Hussards autrichiens sont faits prisonniers. Ayant fait place nette et sans ralentir, le Chef de Brigade Sholtenius tombe sur les pièces et en quelques instants les canonniers sont dispersés aux quatre vents et les batteries réduites au silence.

Quelques instants après, la Division Soult prend pied dans Liptingen. Au cours de ce splendide fait d'armes, les traits de courage individuel sont légion et il faudrait citer tous les Hussards du Régiment si l'on voulait les énumérer tous. Notons entre autres épisodes marquants celui du Lieutenant Epinger chargeant seul, s'emparant d'une pièce de canon et forçant ses propres servants à la ramener dans nos lignes; celui du Maréchal des logis Klein qui, apercevant une trentaine de fantassins autrichiens en train de se replier, se précipite seul sur eux, les somme de se rendre, leur fait jeter leurs armes et les repousse au pas de course vers l'infanterie française, prouvant ainsi que l'extrême audace d'un seul peut intimider toute une troupe.

Le Lieutenant Lemir dégage le Lieutenant-colonel Sahne emmené par quatre Hussards ennemis; il en tue deux et ramène les deux autres prisonniers. On juge, par ces quelques exemples, de l'ascendant formidable que nos Hussards possédent sur l'ennemi. Malheureusement, ce succès a été chèrement payé. Plusieurs des braves Officiers qui se sont signalés au cours des campagnes précédentes y ont trouvé la mort hot air balloon rides iowa cost le Lieutenant-colonel Graillet, les Chefs d'Escadron Viard et Grelé, le Sous-lieutenant Lehmann.

Les Hussards Sonnet et Meunier ont également été tués. Ce dernier, blessé à la poitrine de plusieurs coups de feu, a été laissé pour mort sur le champ de bataille. D'autres sont grièvement blessés : le Capitaine Ressejac est blessé d'un coup de sabre au téton droit; le Sous-lieutenant Heitz est blessé par suite d'une chute de cheval; le Sous lieutenant Surcher est blessé d'un coup de sabre au bras droit; le Maréchal-des-logis Chardon est blessé d'un coup de feu au bras gauche; sont également blessés les Hussards Menage, Prout deux coups de sabre à la têtePoirier plusieurs blessures à la tête et Richardot coup de feu à la jambe droite.

Ce dernier est resté aux mains de l'ennemi. Jourdan, battu, se met en retraite sur le Rhin. Le 5e Hussards passe le 26 mars à Rothweil où un détachement de hommes du Régiment Cobourg-Dragons inquiète sa marche. Le Lieutenant Vogt, commandant une arrière-garde de 35 hommes, s'entend pour l'attaquer avec le Capitaine Hentz commandant un Escadron du Régiment. Vogt se dérobe, laisse passer l'ennemi et l'attaque ensuite à revers.

Hentz, ayant ralenti sa marche, fait face en arrière et le charge en même temps de front. Déconcertés par cette double attaque, les Dragons de Cobourg sont tous faits prisonniers. Le Maréchal-des-logis Bosse est blessé pendant l'action. Le 7 germinal 26 marsl'avant-garde quitta la position qui est en arrière de Liebtingen et se replia sur Tüttlingenoù elle repassa le Danube et détruisit le pont; ensuite elle se dirigea sur Rothweil.

L'ennemi ne fit poursuivre la division que par quelques escadrons des dragons de la Tour, qui cherchèrent à inquiéter la colonne dans sa marche. Le général Mortier, commandant l'arrière-garde, les ayant attendus au village de Weiler, sortit tout à coup de son embuscade, les chargea vivement avec le 5e régiment de hussards, il leur tua et blessa beaucoup de monde et leur fit trente prisonniers montés.

Cette leçon rendit les autres plus circonspects, et nous continuâmes le mouvement, sans être de nouveau inquiétés Partie 1,Tome 2. La Division Soult continue à battre en retraite, prend pendant quelques jours position sur la Kintzig et repasse le Rhin au pont de Kehl le 6 avril.

Le 5e Hussards se dirige sur Strasbourg où il reçoit l'ordre d'occuper le Frichtal. Masséna prend le commandement des Armées du Rhin et d'Helvétie. Le 22 avril, en vertu d'un ordre du Général Cherin, le nouveau Chef d'Etat-major de l'Armée du Danube, Ney prend le commandement de toute la cavalerie de l'aile droite; il doit être secondé par le Général Walter et l'Adjudant général Lorcet.

Le lendemain, 23 avril, le titre de Général de Division est attribué à Ney dans l'ordre général de l'armée, portant cette date et signé "Cherin" H. Ney se trouve à la tête de treize Régiments, dont le 5e Hussards. Le 5e Hussards repasse le Rhin le 25 avril à Bâle et est envoyé aux avant-postes qui couvrent le camp retranché de cette ville. Le 30 avril, le 5e Hussards n'est plus sous le commandement de Ney. Le 4 maile 5e Hussards est à l'Armée du Danube commandée par Masséna, aile de gauche, 1ère Division sous le Général Souham ; son effectif est alors de hommes.

Sources : Gachot, E. Le 5e Hussards fait toujours partie de la Division Soult, alors dite du centre. Elle est en effet à Bottstein et Steinhoffen, milieu de la ligne formée par l'Armée d'Helvétie échelonnée de Bâle au lac de Constance. De juin à août, le Régiment, à l'effectif de 35 Officiers, hommes et chevaux, est à l'Est de Bâle à Altingen et à Creusach. Armée française d'Italie, 27 thermidor an 7 - 16 juillet ?

Nafziger - GBA. Le Chef d'Escadron Maignet donne alors un bel exemple d'audace et de ténacité. Parti en reconnaissance entre Kastelberg et Muhlen avec le Capitaine Schwab et 25 cavaliers, il aperçoit un détachement ennemi composé de 60 Hussards de Ferdinand.

Au lieu de se dérober il décide d'attaquer cette troupe plus que double de la sienne. Il s'élance et la charge. L'abordage est terrible. Maignet s'en prend au chef des Autrichiens et l'abat de deux coups de sabre, mais il est alors entouré par une dizaine de cavaliers ennemis qui s'acharnent sur lui. Il reçoit sept coups de sabre sur la tête et sur les bras. Affaibli, couvert de sang, il ne se contente pas de se défendre, il attaque.

Finalement, désespérant d'avoir raison de ces forcenés, les Hussards de Ferdinand lâchent pied, laissant entre les mains du Chef d'Escadron Maignet et du Capitaine Schwab, tous deux affreusement blessés, plusieurs prisonniers et des chevaux. Sont blessés le Capitaine Schwab coup de feu à la jambe droitele Brigadier Corvisy coup de sabre sur la tête et les Hussards Coltet et Hidel coup de sabre.

Le Colonel Sholtenius est mis à la retraite le 3 septembre. François Xavier Baron de Schwarz Cadet gentillome à l'âge de 7 ans. N'émigra pas. Fit toutes les campagnes de la Révolution et de l'Empire de à Retraité pendant les Cent Jours.

Il raconte : " J'avais reçu des offres du 5e régiment de hussards qui était cantonné près de Bâle, je résolus d'aller m'y présenter. Tous mes camarades vinrent me faire la conduite, et ce n'est pas sans verser bien des larmes que j'abandonnai le régiment où j'étais entré le 6 mars et que je quittai le 2 septembre Le 23 septembreje signai mon engagement dans le 5e hussards où j'avais été accepté sans difficulté, et me voilà de fantassin devenu cavalier.

Je n'eus pas pour le moment à m'en plaindre; car durant tout l'hiver nous ne fîmes que courir de cantonnement en cantonnement, pendant que mon ancien régiment se battait contre les Russes et était rudement éprouvé. Le colonel fut fait prisonnier, et, comme c'était à lui que je devais de n'avoir pas été payé, je pus alors obtenir de toucher l'arriéré de ma solde.

On me fit même la proposition de reprendre ma place dans la musique, mais je me trouvais bien où j'étais et j'y restai " "Mes Campagnes sous la République et l'Empire,par Philippe-René Girault"; La Rochelle, Tandis que Masséna livre bataille à Zurich, Chabran, qui commande la gauche de l'Armée du Danube 7e et 8e Division - Rheinwald au général Chabran, Zürich, 4 vendémiaire 26 septembre ; cité par Hennequin ne reste pas inactif et fait tout pour attirer l'attention de la gauche autrichienne.

C'est ainsi que le Général Walther, à la tête de hommes de la 23e Demi-brigade et d'un détachement de même force du 5e Hussards, descend par la rive droite du Rhin sur Schliengen, om il se heurte à des avant-postes ennemis le 3 vendémiaire. Le lendemain, il regagne sa position initiale. Source : Hennequin, Cpt, L. Le Régiment conserve ses emplacements jusqu'à la fin de l'année. Il est attaché à l'Armée du Rhin et compris dans la Division de droite. Sont encore cités au 5e Hussards pendant la campagne de : Scholtenius et de Schwarz, Colonels.

Sahne, Lieutenant-colonel. Moreux, Chef d'Escadron. Raveneau, Capitaine. La Grange, Lieutenant. Vanot et Metifiot, Sous-lieutenants. Ces armes d'honneur consistaient en mousquetons ou carabines garnis en argent. Aux trompettes, une trompette d'honneur en argent. Les sabres d'honneur n'étant donnés qu'aux officiers et aux soldats qui s'étaient distingués par des actions d'une valeur extraordinaire ou qui rendaient des services extrêmement importants.

Le 21 janvier 1er pluviôse an 8à Paris, " On propose de nommer Henry Pommereul, adjoint surnuméraire du génie, sous-lieutenant dans le 5e régiment de hussards "; le Premier Consul répond : " Refusé " Chuquet A. Henry Pommereul, fils du général de ce nom, né en l à Fougères, Adjoint au Génie en aoûtsera nommé Sous-lieutenant de Dragons le 23 septembre ; Lieutenant enCapitaine enAide-de-camp de Vandamme enil prend sa retraite en Le 5e Hussards quitte ses cantonnements le 9 février pour se rendre en Alsace au sud de Colmar.

Le Dépôt, comprenant 8 Officiers, hommes dont présents et chevaux, est toujours à Pont-à-Mousson. Le Décret du 30 mars constitue une nouvelle Armée du Rhin sous les ordres de Moreau. Le 5e Hussards, à l'effectif de hommes et chevaux, est affecté à la Division Richepance, et fait partie de la Réserve de cavalerie composée de quatre Divisions et dont le Général en chef conserve le commandement direct.

Cette réserve a son quartier-général à Bâle. Moreau tient tout le cours du Rhin; de la source du fleuve à Landau; et Kray, commandant en chef l'armée autrichienne, place son quartier-général à Donaueschingen. Notre régiment était incorporé dans l'armée du général Moreau, qui réunissait sous son commandement les armées du Danube et du Rhin.

Nous faisions partie de la division Richepanse et du corps de réserve qui était sous le commandement direct du général en chef Moreau " "Mes Campagnes sous la République et l'Empire,par Philippe-René Girault"; La Rochelle, Ce jour là, la réserve de cavalerie franchit le Rhin le 25 avril à Bâle, de même que toute l'armée, et suit la vallée de la Wiessen. Dans cette journée, le Régiment culbute un corps ennemi, lui fait trois mille prisonniers et prend en outre quatre canons.

Ce résultat extraordinaire est en grande partie dû à la valeur des Hussards qui, par l'entrain et la vigueur de leur attaque, réussissent à terrifier et à démoraliser un corps si supérieur en nombre.

Deux jours après, la Division Richepance appuie dans sa marche sur la Wiessen le mouvement de Gouvion Saint-Cyr, commandant le centre de l'armée, sur Saint-Blaisien et celui des Divisions de réserve Delmas et Leclerc, sur la Wuttach. Le Général Delmas trouve le 29 avril les Autrichiens fortement retranchés sur l'Alb; le 5e Hussards est envoyé avec trois Bataillons d'infanterie pour le soutenir.

L'ennemi perd hommes faits prisonniers et deux canons. L'attaque et la poursuite sont si vives que les Autrichiens, chassés de leurs ouvrages, n'ont que le temps de couper le pont de l'Alb et de se retirer derrière cette rivière. Pendant ce temps, le Général Richepance culbute à Saint-Blaisien quatre Bataillons ennemis et leur prend hommes. Le Bulletin de l'Armée du Rhin, rédigé par le Général de Division Dessoles, Chef de l'Etat-major de cette armée, et successivement adressé sous la forme de rapports partiels au Ministre de la Guerre, déclare : " Rapport du 5 au 11 floréal an VIII 25 avril - 1er mai Le 9, le général Delmas, avec un bataillon de la 14e, deux de la 50e et le 5e d'hussards, força la position de l'ennemi qui s'était fortement retranché sur l'Alb, et lui prit deux pièces de canon et prisonniers " de Carrion-Nisas, Marquis, Campagne des Francais en Allemagne, AnnéeParis, C'était pénible pour la cavalerie, encore bien plus pour l'artillerie.

Mais on avait prévu la difficulté et l'on avait réuni là tous les chevaux et paysans que l'on avait pu trouver dans les villages des environs. Avec leur aide, on put monter les pièces. On employa jusqu'à douze chevaux pour une pièce de quatre et seize pour une pièce de huit. A quatre heures du soir, nous arrivions sur le plateau où se trouvait l'abbaye de Saint-Biaise, où j'avais déjà fait un séjour qui m'avait laissé d'heureux souvenirs.

Le couvent était occupé par quelques bataillons autrichiens qui durent nous céder la place après un combat opiniâtre. Ce premier combat coûta la vie à notre officier de musique, un bien brave homme qui eut été mieux à sa place dans une église que dans les hussards. C'était un ancien moine, et il fut enterré dans le couvent: c'était sa destinée.

Je ne passai pas une aussi bonne nuit que la première fois; il n'y eut que les généraux qui logèrent au couvent. Il fallut dormir au bivouac, dans les bois. A la pointe du jour, nous nous trouvions trente mille hommes sur le plateau; toute la nuit il était arrivé des troupes. Nous étions en force pour déboucher de nos montagnes. Dès le matin, on nous envoya à la découverte. L'ennemi s'était retiré devant nous et nous ne le trouvâmes en force que près du village de Stokach.

Après un engagement d'avantgarde, il fallut nous replier au plus vite sur le gros de l'armée " "Mes Campagnes sous la République et l'Empire,par Philippe-René Girault"; La Rochelle, La réserve de cavalerie prend position sur la Wuttach et franchit cette rivière le même jour. Le Régiment est encore engagé au combat de Rothenhausen où les Lieutenants Vogt et Pulmayer, plusieurs fois cités à l'ordre de l'armée, sont tués.