Dans Are Bureaucracies Important? En fait pour lui c'est un président au pouvoir qui conduit la politique. Pour lui les théoriciens de la bureaucratie voient les décisions d'un petit groupe d'acteurs comme forgeant à travers les processus bureaucratiques la politique étrangère en ne laissant aucun rôle aux officiels de haut rang aux élus politiques notamment.

Pour Krasner, c'est une théorie dangereuse car elle donne à ceux qui dirigent des excuses pour leurs échecs et offre au public une vision biaisée des pouvoirs réels du président. Il définit les objectifs politiques d'un État comme étant en lien direct avec ce que pense le président être l'intérêt national, avec ses buts et sa vision de ce que la société doit être.

Dans Addressing State FailureKrasner note que les États-Unis sont menacés par des États faibles de plus en plus interconnectés au système mondial. Ses recherches dans le domaine de la souveraineté étatique lui ont fait prendre conscience que les règles qui la régissaient étaient souvent violées dans le cadre des relations internationales.

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Les régimes sont peu autonomes et n'ont pas vocation à durer dans le temps, cependant ils sont le mécanisme d'expression des rapports de force dans le choix des formes de coopération.

Krasner reconnaît que les régimes peuvent cependant être source de pouvoir, certains États faibles peuvent par collusion imposer des directions, encore faut-il que les procédures de prise de décision le permettent une voix par État. Enfin un régime ne peut être reformé que s'il y a équilibrage de la puissance des acteurs. Cette théorie est un des piliers qui va soutenir le cadre conceptuel de ce mémoire.

Grieco remarque que la vision de l'anarchie empruntée par les néo libéraux a muté dans leurs théories. Pour les néo libéraux, l'anarchie signifie l'absence d'autorité centrale de contrôle et de sanctions des engagements réciproques.

Les régimes servent à réduire l'incertitude et donc pallier l'absence de cette autorité. Pour les néo réalistes, l'anarchie signifie l'absence d'autorité centrale et de prévention du recours à la violence armée. Les États sont donc en permanence à la recherche de leur survie, les gains que procure la coopération sont vus en termes relatifs, car s'il y a une trop grande différence avec les autres joueurs, la sécurité pourra être menacée à cause de ce régime qui favorise trop les autres.

Cependant Grieco identifie des situations où il y a coopération absolue, lorsque qu'ils ont un adversaire commun ou que l'écart entre eux est tellement important que les écarts de gains sont insignifiants. Le domaine du régime économique, sécuritaire est aussi un facteur important. Pour ce courant, la coopération marchera si les gains sont équitables, il se peut que les États offrent des contreparties au décalage dans les gains absolus.

Si aucun effort n'est fait pour équilibrer la coopération il se peut que celle-ci s'interrompe. Ce courant permet de plus, d'étudier les situations où il n'y a aucun gain à la coopération c'est-à-dire où le régime ne sert qu'à la domination. Les institutions internationales permettent de redistribuer dans des situations de gains relatifs différents, elles rendent possibles la coopération en équilibrant celle-ci. Ici aussi on pourra utiliser cette théorie pour expliquer les griefs iraniens.

Ensuite, les théories basées sur l'intérêt, les théories néolibérales. Les théories néo libérales postulent que les régimes permettent aux États de réaliser des gains absolus dans la coopération. Ils sont uniquement motivés par leur intérêt et la maximisation de ceux-ci par la coopération.

Ils utilisent la théorie des jeux pour tenter d'expliquer les mécanismes de création et de vie d'un régime. Ils s'intéressent à la création, à la vie et au degré d'institutionnalisme d'un régime.

Il étudie les effets des régimes dans les situations de coopération proches du dilemme du prisonnier, c'est-à-dire où la non-coopération amène à un résultat non optimal. Le contractualisme partage ses racines avec le réalisme, il est stato centré, postule que l'anarchie joue un rôle dans les interactions entre États et dans leur habilité à coopérer. Les États sont rationnels et n'agissent que pour la satisfaction de leurs intérêts. De plus la coopération ne va pas changer la détermination de leur intérêt, ce qui veut dire que les États ne sont pas en société internationale.

Il reprend même le fait que les rapports de puissance conditionnent la détermination de la politique étrangère, de la coopération. Pour coopérer le fait de partager des intérêts communs n'est pas suffisant, il va utiliser le dilemme du prisonnier pour analyser la création des régimes.

Le dilemme du prisonnier montre que du fait du manque d'information et de confiance dans l'autre on préfère une situation moins optimale que celles découlant de la coopération. Pour Kehoane, la peur de la défection ne peut être dépassée que parce que les acteurs vont avoir à répéter le jeu à de multiples reprises. Le régime va permettre de dépasser la peur de la défection, en produisant de l'information et en réduisant les coûts.

Etant donné que la coopération peut être arrêté à tout moment la perte ne sera pas excessive. Le fait que le contrôle soit efficace permet de diminuer les tentations des tricheurs et donc la peur d'être escroqué. Ensuite de par l'interdépendance de toutes les structures de coopération, tricher ici nuira ailleurs, il introduit la réputation dans les relations internationales.

Un État aura d'autant plus tendance à coopérer que ses partenaires sont jugés fiables. Face au problème des tricheurs il reconnaît l'importance d'un hégémon dans la création d'un régime pouvant contraindre les États à collaborer équitablement. Face à la mort du régime, Kehoane dit que les régimes vont persister même si les structures de coopération ne sont plus adaptées à la réalité, du fait du coût et de la difficulté de création du régime.

Il postule qu'un régime sous optimal vaut mieux que la mort puis la recréation d'un autre. C'est une des théories qui nous permettra d'expliquer la position des américains notamment quand au régime de non-prolifération. Pour eux il existe plus d'un type de coopération, le modèle du dilemme du prisonnier n'est pas le seul.

Il existe pour eux différents types de régimes. Ils introduisent tout d'abord à côté du jeu de la collaboration, la coordination. Ainsi pour eux la coopération pour les fréquences radios ne relève pas du dilemme du prisonnier car il existe plusieurs choix optimaux.

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Les régimes de coordination ne nécessitent pas d'organisation internationale contraignante, la tricherie n'est pas un problème. Ensuite ils parlent de régime d'assurance, il existe deux choix possibles et le régime n'est là que pour assurer les participants que le pire ne sera pas pris.

Ils nous fournissent comme exemple les régimes des deux blocs pour éviter la guerre totale pendant la deuxième guerre mondiale. Enfin on trouve le régime de persuasion, c'est un régime où un joueur cherche à persuader les autres de coopérer alors que ceux-ci n'y ont aucun intérêt. Il peut le faire soit par la menace soit par la promesse de gains futurs. L'exemple serait les prêts ou les aides soumises à conditionnalités.

Ils sont en général menés par des hégémons. Cela dépend de problèmes que les situations de coopération créent au niveau du contrôle, des sanctions et de la redistribution mais aussi de la fréquence des interactions, de leur densité, de la politique étrangère mise en place par les États, de la configuration des ressources que le régime administre, du nombre d'acteurs et du type de relations entre les États.

Stephen Krasner

Cet enrichissement de la théorie a permis de donner une base pour la validation empirique. Cette théorie est intéressante, mais a dû mal s'appliquer à un régime de sécurité car elle reste sur les postulats néo libéraux que chaque état ne coopère qu'en fonction de son intérêt et non en fonction de la puissance relative des autres États.

Il s'intéresse à la négociation qui a amené à la création du régime, pour lui les informations disponibles durant la négociation ne sont pas complètes et de plus la position des acteurs change en permanence. Pour lui c'est l'inconnu qui pèse sur les résultats et sur les gains possibles qui poussent les États à négocier plutôt sur la création que sur les gains futurs qu'amènerait le régime. Et c'est toujours ce brouillard qui pousse les États à accepter la mise en place d'institutions qui sont souvent très difficilement modifiables.

Cela amène une certaine assurance dans l'avenir de la coopération. Cette théorie permet d'expliquer la mise en place du régime de non-prolifération. Il faut que tous les participants puissent trouver une solution équitable dans la négociation et que cette solution soit la plus évidente. Young nous dit enfin que la présence d'un leader structurel ou intellectuel est nécessaire pour la création d'un régime.

Ce courant représente un pont entre les néolibéraux et les néoréalistes, ses membres pensent que sous certaines conditions les États raisonnent en gains absolus et sous d'autres en gains relatifs. Chaque régime est catégorisé en fonction de la nature du problème qu'il a à traiter.

Theory of international regimes

Ils définissent la sécurité, l'économie ou la loi. Chacune de ces catégories va influencer un type de comportement en fonction de la divisibilité du bien. Les régimes économiques vont être très propices à la coopération alors que les régimes basés sur la loi l'exercice d'une liberté ou la sécurité protection des citoyens contre des menaces vont limiter les volontés de coopération et pousser à des initiatives unilatérales ou bilatérales. Ce courant qui a introduit une typologie en fonction du type du régime est très important et nous nous en servirons pour qualifier le régime de non-prolifération des armes nucléaires.

Les approches constructivistes ont proposé une critique des approches précédentes et vont repenser les présupposés des théories néo libérales et néo réalistes.

Les constructivistes s'intéressent à la détermination des préférences et le choix des actions par les Liposuccion ambulatoire kleber. On trouve deux écoles, les constructivistes modérés et les constructivistes durs. Ils cherchent à savoir comment se construit la volonté de coopération. Tout d'abord pour eux, l'intérêt n'est pas une chose donnée et ils proposent d'étudier sa formation en fonction de la connaissance et de la perception du monde par les acteurs.

Pour eux enfin, l'incertitude quand à l'avenir de la coopération le voile de l'incertitude que perçoivent les décideurs, va diminuer les volontés de coopération à l'inverse de l'institutional bargainning.

Les constructivistes vont chercher à dépasser le cadre de choix rationnel, ils expliquent les volontés de régimes par la diffusion de nouvelles idées, les comportements ne s'expliquent plus seulement par des intérêts égoïstes ni par des relations de pouvoir. La coopération ne peut marcher sans ces idées communes et ces idées peuvent survivrent grâce aux régimes. Un changement dans les croyances amène à une redéfinition de l'intérêt national.

C'est une forme d'apprentissage complexe qui pousse à un changement des politiques extérieures et de l'arbre des possibles en termes de mode de coopération. C'est fondamental dans le cas iranien, c'est peut-être parce que l'Iran ne partage pas les valeurs communes que la coopération marche mal. Le régime va avoir le pouvoir de changer la définition de la politique extérieure générale.

Quand à la propagation de ces idées, les structuralistes modérés parlent de communauté épistémologique, groupe de gens avisés et réputés représentant les autorités dans le domaine concerné. Ces groupes contrôlent l'information à la source, aident à la promotion des croyances qu'ils ont fait naître, ils peuvent être appelés comme conseillers politiques et enfin si les croyances sont remises en cause par la recherche scientifique le régime va s'effondrer.

Ils ont grandement augmenté le rôle des institutions. Ils souhaitent mettre à jour le rôle des normes sociales que les régimes créent chez leurs membres. Il convient de noter avec pertinence en empruntant les mots de Haggard et Simmons que, premièrement, la plupart des régimes ne fournissent pas des biens publics purs sécuritéqui sont caractérisés non seulement par la coordination dans la fourniture mais aussi par leur caractère de non-exclusivité.

Autrement dit, la théorie des jeux peut facilement expliquer les conditions dans lesquelles les régimes pourraient surgir comme un exemple de comportement coopératif, et elle peut également proposer des conditions propices pour le respect de la stabilité internationale. Elle est basée sur la prise en compte des intérêts des Etats. Approche développée par Robert Keohane, ce dernier va identifier sept objectifs que les Etats pourront atteindre dans un cadre institutionnel fournit par les régimes.

Dans son article intitulé Cave! Pour preuve, ce numéro spécial ne regroupe que des participants qui travaillent dans des universités américaines qui ont une inquiétude commune sur les questions posées par les régimes internationaux. Breitmeier et al. Desrosies and J. Macleod and D. Gunther and L. Diamond and R.

Haggard and B. Hasenclever et al. Helm and D. Hudon and C. Johnson and J.