La culture de tout liquide suspect est également conseillée. Une ponction lombaire sera effectuée en cas de symptômes neurologiques évocateurs.

Fièvre puerpérale

Le test aux corticoïdes compte probablement autant de partisants que de détracteurs. En effet, une attitude expectative peut se justifier aussi car elle permet de voir apparaître de nouveaux symptômes ou signes diagnostiques, ou a contrario de voir se résoudre la problématique clinique, spontanément….

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Quoique déconcertantes, ces situations peuvent souvent être envisagées progressivement, par étapes, et ne nécessitent pas forcément une hospitalisation, hormis pour des investigations plus spécialisées comme la réalisation de biopsies ou de certains examens radiologiques, très utiles au diagnostic. Un consilium multidisciplinaire peut alors être utile, apanage de tout bon hôpital universitaire…. Nos vifs et sincères remerciements vont au Dr P. Kaeser, FMH médecine interne et FMH allergologie et immunologie clinique à Corcelles sur Neuchâtel, pour sa relecture attentive du manuscrit et ses conseils avisés.

Rev Med Suisse ; volume Téléchargez le PDF. Tableau 1. Par ordre de fréquence. Adapté des réf. Tableau 2. Première étape de la prise en charge Adapté des réf 4,6—8.

Figure 1. Tableau 3.

Case report

Deuxième étape de la prise en charge Adapté des réf. Tableau 4. Troisième étape de la prise en charge Adapté des réf. Lorcerie Le syndrome inflammatoire. Rev Prat Eur J Intern Med 20 [Medline]. Am Fam Physician 68 [Medline]. Rev Med Interne Bor TW Post Approach to the adult with fever of unknown origin. Eur J Intern Med 21 [Medline]. Cullis Diagnosis and management of anaemia of chronic disease : Current status.

Br J Haematol [Medline]. Stéphan J. Hollande O. Richard Thrombocytopenia in a surgical intensive care unit : Incidence, risk factors and outcome. Chest Rev Med Suisse 9. C Gabay I. Il le montre par des méthodes statistiques, en comparant les taux de mortalité de la Clinique 1, tenue par les médecins et étudiants en médecine, et de la Clinique 2, tenue par les sages-femmes.

Le taux de mortalité de la Clinique 1 est trois à dix fois supérieur.

Semmelweis lui aussi voit ses conclusions rejetées par l' establishment médical. Convaincu que tous les cas de fièvre puerpérale s'expliquent par des substances en putréfaction, Semmelweis ne peut expliquer le caractère saisonnier de la fièvre puerpérale. Quant aux cas de fièvre puerpérale qui surviennent quand même avec des sages-femmes ou en dehors de l'hôpital, il les explique par des substances de putréfaction interne aux accouchées décomposition du sang ou de fragments de placenta.

Aussi, même les médecins qui reconnaissent ses premiers résultats en rejettent les théories [ 1 ]. Enil retourne à Budapestet publie ses travaux détaillés en Leur valeur ne sera pleinement reconnue qu'à partir de14 ans après sa mort enlorsque la théorie microbienne sera bien établie et le rôle du streptocoque précisé. À Bruxellesde àle docteur Louis Seutinà la tête de l' hôpital Saint-Pierrele plus important de la ville, ne cessa d'insister sur la propreté en cellulite and water retention pregnancy, surtout s'agissant des femmes en couches.

Les résultats qu'il obtint lui parurent assez probants pour le décider à faire reconstruire l'hôpital selon des plans qui séparaient les femmes enceintes des blessés et des fiévreux selon la terminologie de l'époque [ 13 ]. De même, à Paris, Stéphane Tarnier réclame en une séparation totale entre accouchées indemnes et fébriles.

Dans les annéesles travaux de Pasteur sur la fermentation et la putréfaction attirent l'attention, en faisant penser au rôle possible de micro-organismes dans des processus pathologiques [ 1 ]. EnCarl von Rokitansky démontre la présence de micro-organismes spéciaux dans les décharges vaginales des femmes atteintes de fièvre puerpérale [ 15 ].

EnCarl Mayrhofer identifie ces micro-organismes comme agent causal [ 15 ][ 16 ]mais ne parvient pas à convaincre ses collègues de Vienne.

Enà StrasbourgCoze et Feltz observent eux aussi le germe de la fièvre puerpérale dans le sang d'une femme morte de cette maladie [ 17 ][ 18 ]. Enle chirurgien autrichien Theodor Billroth décrit le streptocoque dans l' érysipèle et des plaies infectées, en montrant qu'il peut se présenter arrangé en paire ou en chaînes de 4 à plus de 20 éléments [ 12 ]. EnPasteurse référant à des observations qu'il avait faites en et aux publications d'auteurs allemands, affirme à son tour que la fièvre puerpérale est due à un microbe.

En cultivant ce microbe [ 19 ][ 20 ]il apporte des arguments en faveur de son rôle d'agent causal [ 21 ][ 22 ]. EnFriedrich Fehleisen parvient à isoler et cultiver le streptocoque à partir de l'érysipèle. C'est Rosenbach qui, enen donne la première description précise en l'appelant d'abord Streptococcus erysepaltis qui sera nommé Streptococcus pyogenes [ 23 ][ 24 ][ 25 ].

En fait, les différentes descriptions de micro-organismes rapportés à l'érysipèle, la scarlatinela fièvre puerpérale, des angines ou des plaies infectées sont finalement identifiées comme étant les mêmes infections à streptocoque S.

La théorie microbienne des maladies contagieuses finit par l'emporter et, au tournant du siècle, l' antisepsie a cause gagnée, notamment grâce aux travaux de Joseph Lister. Puis on utilise des antiseptiques à base de mercure chlorure ou iodure en injection vaginale ou en instillation intra-utérine.

EnTarnier en fait la synthèse dans son ouvrage L'Antisepsie en Obstétrique [ 14 ]. Enon observe pour la première fois des streptocoques B comme agent de septicémie puerpérale, ils deviendront prédominants, par rapport aux précédents, dans les infections du post-partum à partir des années [ 1 ].

EnLeonard Colebrook obtint la guérison de la fièvre puerpérale par le Prontosilmédicament antibactérien, de type sulfamidemis au point par Gerhard Domagk [ 26 ].

Aujourd'hui les infections du post-partum sont traitées efficacement avec des antibiotiques. Si le taux de mortalité maternelle moderne s'exprime sur naissances, les taux historiques s'expriment le plus souvent sur 10 [ 27 ]. Les meilleurs résultats sont ceux de la Suède et de la Belgique, attribués à la pratique de l'antisepsie, mais d'autres pays Angleterre, Australie n'obtiennent pas de réduction significative, montrant la difficulté d'appliquer de nouveaux standards de soins.

Dans la plupart des pays, seuls une minorité d'hôpitaux, où le personnel s'implique, parviennent à une quasi-disparition de décès par fièvre puerpérale. A partir des annéeson constate une stagnation, les décès ne diminuent guère malgré les progrès médicaux en milieu hospitalier. Cela est du en grande partie à l'augmentation des décès infectieux par avortement provoqué en conditions septiques, dans plusieurs pays États-Unis, Pays-Bas, Suède, Nouvelle-Zélande En France, ce type d'avortement est appelé criminel jusque dans les années [ 28 ].

A partir des annéesune chute significative de la mortalité maternelle se produit de l'ordre de 50 à 10 décès pour 10 naissances, La quasi-totalité de ces décès surviennent dans les pays en développement en moyenne décès pour naissances.

Dans les pays les plus riches, toujours enon compte en moyenne 12 décès pour naissances [ 29 ] en France, environ 8 décès maternels pour naissances [ 30 ]. Dans les pays développés le sepsis maternel septicémie puerpérale est devenu relativement rare, entre 0,1 et 0,6 cas pour mille naissances, et la mortalité par fièvre puerpérale a quasiment disparue. Cependant le risque infectieux demeure un risque vital potentiel pour les accouchées [ 3 ].

La principale cause de fièvre puerpérale est l'infection de la muqueuse de l'utérus endomètre réalisant une endométrite. Le principal agent de la fièvre puerpérale historique est probablement le streptocoque A ou Streptococus pyogenes. Cependant depuis les annéesle streptocoque B est devenu prédominant [ 1 ]. Les infections sont le plus souvent polymicrobiennes. La malnutrition, l'anémie, l'obésité, le diabète, la toxémie favorisent aussi les infections.

Non ou mal traitée, l'endométrite peut évoluer vers des infections pelviennes abcès du cul-de-sac de Douglasphlegmon du ligament largela péritonite localisée pelvipéritonite ou généralisée, la septicémie [ 31 ][ 32 ]. Des infections urinaires évoluant en abcès pelviens posent les mêmes problèmes. L'épisiotomie, la cicatrice de césarienne, les lésions du périnée après accouchement difficile, peuvent s'infecter [ 31 ].