Ce personnel a à sa disposition, pour combattre tout commencement d'incendie, des moyens de secours permanents d'eau en pression installés sous la direction des officiers-ingénieurs du corps. Colonel ou Lieutenant-Colonel. En outre, les officiers ont un service, chaque jour, soit pour l'instruction, soit pour le service intérieur. Gardes dans les casernes et postes. Théâtres représentation et épreuves Service intérieur des casernes et postes.

Tous les hommes de troupe, non de service d'incendie, assistent à des exercices journaliers, matin et soir. Le matériel d'incendie est entièrement à traction automobile à essence. Les voitures ont leurs châssis en acier profilé, les roues sont pourvues de bandages en caoutchouc plein munis d'antidérapants en cuir avec rivets en acier.

Les conducteurs sont choisis parmi les militaires possédant, à leur arrivée au Régiment, un certificat de capacité pour la conduite des automobiles. Avant leur nomination, ils suivent une école sur les voitures qu'ils sont appelés à conduire. De plus, les gradés mécaniciens et les conducteurs rengagés reçoivent une instruction théorique qui leur est donnée par un officier-ingénieur.

Voitures d'incendie proprement dites, 92 — pour le service des officiers. Le remplacement des dernières voitures atbelées, utilisées pour les corvées de services intérieurs, a été entièrement réalisé au cours de l'année ; chaque compagnie est dotée maintenant d'une camionnette automobile, et la traction hippomobile a entièrement disparu.

Sur la voie publique, les sapeurs-pompiers trouvent immédiatement l'eau en ouvrant des prises d'eau spéciales qui portent le nom de bouches d'incendie. Ces bouches, dont la création remonte à l'annéesont actuellement au nombre de 7. Lorsqu'elles seront toutes placées, elles seront à environ mètres les unes des autres.

Elles sont branchées sur les conduites de distribution des eaux de source Avre, Vanne [augmentée du Loing et du Lunain], Dhuisainsi que, pour un certain nombre, sur celles des eaux de rivière Seine, Marne et Ourcq. Leur pression varie de 1 à 5 atmosphères, suivant l'altitude des réservoirs de distribution, mais elle est en général de 3 à 4 atmosphères.

La pression est suffisante pour ne pas nécessiter l'emploi des pompes. En outre, bouches d'incendie appartenant à des Administrations ou à des propriétaires assurent la défense d'établissements publics ou privés. L'état-major du Régiment 9, boulevard du Palais est relié téléphoniquement aux ik stations casernes et postes et au réseau téléphonique urbain Gobelins et ; chacune des stations est, en outre, reliée aux stations voisines.

Ces appareils, au nombre desont desservis par kilom. L'entretien des lignes et des appareils télégraphiques est assuré par l'Administration des postes et télégraphes ; celui des appareils téléphoniques se fait sous la responsabilité du Régiment. Tableau chronologique faisant ressortir la marche progressive du nombre des incendies, de l'extension du Corps et des charges du service.

Il résulte regime gs recettes l'examen comparatif des données du tableau ci-dessus que la surface de Paris a augmenté dans la proportion de 1 à 3 et que le nombre des incendies est 9 fois plus grand depuis ; dans le même intervalle, l'effectif a simplement perdre du poid keto. En outre de la défense de Paris, le Régiment de sapeurs pompiers coopère à l'extinction des grands incendies dans les communes suburbaines ; il est même appelé à porter des secours en province dans les cas de sinistres graves.

En outre, quelques engins d'étaiement sont placés sur chaque fourgon pour être utilisés dans les cas les plus fréquents, par exemple, pour soutenir un plancher menaçant ruine; chaque voiture transporte également un projecteur à acétylène à grande puissance destiné à l'éclairage des sinistres nocturnes. A son arrivée sur le lieu du sinistre, le chef de l'équipe prend les ordres du chef de piquet, qui a toute latitude et toute initiative pour employer cette équipe, suivant les nécessités de la situation.

La valeur mobilière et immobilière protégée est estimée par l'architecte expert de la Préfecture de police. S Id Officiers. Rétributions pour différents services dans les établissements publics ou privés 64i 36o 20 Subvention de l'État.

Les dépenses nettes s'élèvent donc au chiffre de 7. Idem Médaille en argent de IRE classe. Caporal de Ire classe. Les maladies contagieuses sont représentées par : Rougeole : 4 cas à Poissy, 2 cas à Trocadéro. Scarlatine : 1 cas à Poissy, 3 cas à Colombier, 2 cas à Grenelle, 1 cas à Rousseau, 3 cas à Montmartre, 1 cas à Blanche. Érysipèle : 1 cas à Poissy, 2 cas à Trocadéro, 1 cas à Blanche, 2 cas à Rousseau, 1 cas à Montmartre, 1 cas à Ménilmontant.

Liste des membres du comité de perfectionnement du Régiment de Sapeurs-pompiers, pendant l'année RAUX, Préfet de police.

Conseiller municipal; DEL. Idem; S. Chef de bataillon, Ingénieur au Régiment de Sapeurs-pompiers.

Le Comité de perfectionnement du Régiment de Sapeurs-pompiers s'est réuni deux fois pendant l'annéeles 15 et 20 novembre. Substitution de l'éclairage électrique à l'éclairage au gaz. Construction d'une nouvelle caserne pour remplacer celle de Poissy. Acquisition de tenues pour moniteurs. Relèvement de la masse et de la première mise d'équipement. Premiers secours automobiles 27 Appareils respiratoires. Machine à chausser les tuyaux. Les inculpés dans cette affaire, ont été entendus cette semaine par le juge d'instruction, mais comme l'instruction est p secrète, nous n'avons rien à en dire.

Andrieux, ancien préfet de police. A 's la commission d'enquête, sa déposition avait été pleine de réticences. Il a dit savoir beaucoup de choses, mais ne pouvoir les dire toutes, du moins pour le moment. In Compagnie de Pntintua u encaissé : t. UW bons A lots. Il reste donc millions représentés par le chemin de fer de Colon à Panama, les travaux exécutés, les propriétés de la Compagnie et son matériel, qui doit être en fort mauvais état, quoi qu'on dise.

Les frais de publicité, de syndicats et d'émission atteignent prés de 78 millions Les 90 hommes et les 8 sous-officiers rapatriés du Dahomey et envoyés en traitement à l'hôpital militaire d'Amélieles-Bains sont arrivés dans cette ville après avoir été sur tout le parcours, notamment aux gares de Céret et de Perpignan, l'objet de chaleureuses ovations.

A Amélie-les-Bains, l'enthousiasme de la population aété indescriptible; hommes, femmes, enfants,' là ville entière s'était portée à la rencontre de ces braves soldats qu'ont profondément émus les acclamations et les embrassades de cette foule.

Vive la République! Le jour même, Behanzin a envoya au général Dodds un de ses minisires, entouré de dix chefs, dont l'un agitait un drapeau blanc. Les autres portaient de petites boites pu traînaient des bestiaux. C'étaient les. Le général les a acceptés et a l noi envoyé à son tour, en témoignage de paix, pat des biscuits de mer.

Il nous serait difficile de vous dire ce qui ' s'est passé entre le général et le ministre, dai mais notre chef était très content. Il nous a poi fait donner à tous double ration. De cela, il n'y a pas moyen de douter. Plus d'une fois, nous avons trouvé vei dans notre marche en avant des tonneaux n - de poudre, d'ailleurs vides, sur les couvercles q. S'il nous a tué. Cela se compte, quand on n'en a que Les va cadeaux qu'il a envoyés semblent d'ailleurs en indiquer qu'il aimerait mieu?

Est-ce que vous avez eu une fête à Abotuoy qt le jour de l'entrée'? L'entrée a été solennelle. Le 6 septembre, les voyageurs sont à Lorette, et le 13, c'est l'entrée à Bome par la porta Flaminia ou del Popolo. Le 30, c'est le consistoire ordinaire au Quirinal, et le 3 octobre, la visite de ce même palais. Le 7 octobre, ascension à la boule de Saint-Pierre, et pour changer, le 12, passage à la synagogue pour l'octave de la fête des tabernacles. Le 18, Sainte-Marie Majeure, le 20, le château Saint-Ange, le 22, visite de la sacristie pontificale.

Le 28, on se mêle à la foule qui salue le. Le jour de la Toussaint, Pontchâ- teau assiste à la canonisation de saint Thomas de Villeneuve à Saint-Pierre, dont il fait une relation, relevant avec admiration la décoration formée de torches et de médaillons en l'honneur du nouveau saint.

L'itinéraire traditionnel de la piété se poursuit: Saint-Paul-hors-les- murs, Sainte-Agnès, Saint-Sébastien-hors-les-murs, les catacombes de Saint-Callixte. Le 1er décembre, on passe l'après-midi au Gesù à l'occasion de la fête de saint François-Xavier. Le 13 décembre, jour de la sainte Luce, il y a messe au Latran pour le roi de France, et le jour de Noël, messe papale à la basilique libérienne.

Le 5 janvierc'est une intéressante cérémonie à Saint-Athanase-des-Grecs. On admire les accroissements récents: bibliothèque palatine d'Heidelberg, bibliothèque du duc d'Urbin et ses précieux manuscrits à peintures.

Le carême s'ouvre par les Cendres à Sainte-Sabine, et arrivent les cérémonies de la Semaine Sainte, qui se déroulent dans la Chapelle Pauline 2.

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Le séjour va s'achever. Il ne parle pas, dans sa relation, des deux faveurs qu'il a reçues à Borne; un acte de la chancellerie pontificale, daté du 13 janvierl'élève à la dignité de notaire apostolique x et le Ier févrieril se voit accorder une UeenUa legendi libros prohibitos 2. Pontchâteau et ses amis quittèrent Koine le 31 avril, après sept mois et demi de séjour, passés pour une part dans un palais qu'ils avaient loué et fait meubler par des juifs.

On entre dans Paris, le 12 octobreaprès dix-huit mois d'absence. Mis en humeur de promenade, Pontchâteau se dirige aussitôt vers la Bretagne, et se rend dans ses abbayes. Aussi n'est-ce qu'au début de qu'il donnera forme à ses souvenirs d'Italie, en s'aidant d'ouvrages descriptifs en vogue, et leur offrira pour complément de longues annexes sur les antiquités romaines, le chapitre de Saint-Pierre et ses revenus, les liturgies orientales.

Devant la passion qui s'exprime en ce récit pour les beaux-arts, les antiques, les curiosités, les jardins, on mesure la transformation étonnante qui va se faire: dans les lettres du négociateur depas un mot sur les charmes de Borne, une indifférence de glace, et seules quelques plaintes sur la chaleur des lieux et la lenteur des habitants.

Fendant son séjour en Italie, il avait conservé des relations avec Doni Etienne, le docteur Taignier et l'abbé Stuart d'Aubigny. A son retour cependant, il n'alla voir personne avant de se rendre en Bretagne. Là il fut atteint, à l'abbaye de la Vieuville, d'une fièvre quarte qui devait, quatorze ans durant, éprouver sérieusement sa santé.

Cette maladie l'arracha à la vie de dissipation qu'il avait continué à mener. Quand il fut en état de regagner Paris, le 22 octobreil se sentit tenté de revenir à ses amis et à Dieu. Mais on manifestait moins d'enthousiasme que par le passé à l'écouter, bien que la Mère Angélique et la Mère Du Fargis plaidassent sa cause auprès de M.

Singlin, tandis que celui-ci hésitait plus qu'autrefois. Il est difficile de faire en détail le récit de ces années Celle-ci, en tout cas, découvrit l'attachement naissant de son frère pour sa suivante et dans un mouvement de colère, fit conduire celle-ci à l'Abbaye-aux-Bois.

Outragé, Pontchâteau alla s'installer aussitôt, le 9 novembrechez son neveu l'abbé de Coislin, rompit avec Mme d'Epernon mais non avec Mlle Brice. Son neveu, le futeur évêque d'Orléans, chanoine de la cathédrale de Paris, était logé au Cloître-Notre-Dame, et fort bien si on en croit Fontaine:. Beaubrun de son côté parle de la belle bibliothèque, aux livres reliés et armoriés, de l'équipage et des domestiques. Je retournay pénétré six flags great america rides 2018 douleur, ayant trouvé l'abbé de Pontchateau, mais n'ayant point reconnu mon ami.

Toutefois, l'ingrat avait tenté de renouer avec M. Singlin dès le mois de maipar l'intermédiaire de M. Le directeur de Port-Royal lui écrivait avec bonté, mais assez froidement.

C'est pourquoy, quelque nécessité qu'on vous puisse dire avoir besoin des eaux de Bourbon, si vous prévoyez que cela vous jettera dans de nouveaux précipices ou que cela vous empêchera de vous retirer de ceux qui vous font appréhender les jugement de Dieu, vous devez éviter ce voyage. Il ne fallait plus compter sur l'asile de Port-Royal: le 20 juinM.

Il me serait difficile de vous indiquer un lieu. Si vous pouvez quitter Paris, le meilleur serait d'être à la campagne, pour être plus retiré et pour éviter les visites.

Saint-Cyran ne vous y pourrait pas recevoir présentement; on l'a voulu éloigner, prétendant qu'il y avait une communauté de séculiers. Je ne pense pas que vous ayez grande difficulté à trouver un lieu où vous retirer. Il me semble ne vous avoir représenté que l'impuissance où j'étais de vous pouvoir procurer un. Nous n'avons point encore de lieu arrêté pour mettre ceux qui sont obligés de mener une vie cachée.

J'ai vu que des personnes se retiraient de la sorte à la Doctrine chrétienne, à Saint-Victor, et à quelque maison religieuse pour un mois ou deux Si vous le voulez, je vous enverrai M. C'est ici une allusion à l'abbaye de Geneston, dont Pontchâteau voulait se défaire au profit indirect du frère de MUe Brice, lequel aurait reçu un prieuré à la faveur de cette résignation.

Ce qui avait retenu avant tout M. Pour réparer l'injure faite à la réputation de la jeune fille par le renvoi de la maison de Mme d'Epernon, Pontchâteau songeait à l'épouser, et pour être libre de le faire, à renoncer à ses bénéfices.

MUe Brice, fort religieuse, ne voulut point accepter l'idée d'un mariage avant que Pontchâteau, que ses aspirations à la piété n'avaient pas encore entièrement amendé, n'eût fait ses Pâques.

Il ne s'était pas approché depuis cinq ou six ans des sacrements. L'idée de se confesser le troublait. Il finit par s'y résoudre le Jeudi-Saint 22 marsauprès d'un prêtre de sa paroisse. A l'instant même il se sentit appelé à se consacrer à la pénitence, et point du tout au mariage.

Ce fut un coup de fou. Elle fut si accablée de la nouvelle qu'elle en mourut peu après, âgée seulement de vingt-deux ans. Peu à peu Pontchâteau sut rentrer en grâce: M. Singlin lui tit même la faveur de le consulter sur les matières de religion alors agitées 3.

Dans sa dernière lettre, le 25 févrieril revenait sur la nécessité de se retirer dans un monastère et de vivre religieusement à défaut de pouvoir être religieux. Mais avec son parfait bon sens, il détournait M. Sans considérer la difficulté qu'il y a de trouver un lieu, des personnes qui nous soient convenables, et une qui conduise et prenne soin de tout, ce genre de vie n'est point stable, il ne s'y trouve point des exercices qui conviennent à la pénitence, on y vit dans l'indépendance les uns des autres, se contentant d'une déférence de civilité et d'honnêteté, personne ne prenant autorité sur nous.

On y parle et l'on s'entretient de science, et l'on n'a presque point d'autres exercices que les livres. Cette fois il s'était tourné non vers les chartreux mais vers les bénédictins. Il s'est conservé quelques pièces d'une correspondance entre Pontchâteau. Il lui expose alors longuement la nécessité pour les novices de se soumettre à des austérités, mais surtout de se plier au jugement et aux décisions de personnes de l'intérieur, sans prendre conseil au dehors.

Le 11 févrieril revenait avec force sur la nécessité d'un esprit de stricte obéissance, tout en le rassurant sur d'autres points 2. Ce projet n'eut pas de suite: la mort de M. Singlin marque le début d'un cours nouveau donné à l'existence de M. Chapitre IV. Années parisiennes En s 'attachant définitivement à Port-Royal et aux Messieurs au printemps deM. Après le fugitif apaisement dedû aux efforts de Gilbert du Choiseul, évêque de Comminges, s'ouvrit le drame de la signature du Formulaire et de la résistance des religieuses: pendant des années, ce fut une lutte serrée, qui mobilisa toutes les forces des amis de Port-Royal.

A la place qu'il s'est une fois pour toutes fixée, au second rang, Pontchâteau prodigue ses efforts sur tous les fronts. Des épaves de sa correspondance permettent de le suivre durant cette période de sa vie un peu souterraine d'apparence. Son congé à la vie séculière fut presque complet, et rendu aisé par le départ pour le voyage au Nord: Pontchâteau se réconcilia avec Mme d'Eper- non, quitta le Cloître Notre-Dame et disposa d'une partie de ses meubles et livres en faveur de M.

On a vu plus haut en effet que la résignation aux abbayes bretonnes se fit à partir de ; Pontchâteau fixe lui-même cette date: c'est probablement avec le capital provenant de la renonciation à Geneston et de diverses opérations, qu'il put souscrire un grand nombre de parts dans l'affaire de Nordstrand [ou Noordstrand]. Pour cette petite île de la côte du Holstein, victime d'une submersion presque complète par les eaux enle duc Frédéric de Holstein avait fait appel à des ingénieurs des Pays-Bas du Nord et aussi des Flandres, pour la construction de digues.

Enun contrat fut dressé entre le duc et quatre participants, qui apportaient des fonds nécessaires aux cons. La liberté religieuse des nouveaux venus fut stipulée. Ence fut l'installation dans l'île d'un oratorien belge, le P. Lié avec M. Mais sa gestion de l'île fut mauvaise. Les conflits se multiplièrent à ISTordstrand après la mort du P. L'histoire curieuse de l'île de îiordstrand et des participants français, jusqu'ici mal connue xserait à écrire entièrement d'après les archives de l'Eglise d'Utrecht, celles de Schleswig, et d'après divers actes notariés du Minotier central à Paris 2.

L'eloignement rendait fort difficile aux Français la participation aux assemblées. Aussi enalors que les affaires s'étaient déjà gâtées, déléguèrent-ils M. Ce voyage, qui fut à l'origine des rapports entre le gentilhomme et l'illustre M. Pontchâteau tint à consigner ses souvenirs de voyage, mais son journal semble pour le moment perdu.

On sait qu'il dîna le 3 juillet avec le duc de Holstein, se trouva sur l'île le 12 juillet, visita au retour la Hollande et la Flandre, passa par Strasbourg le 2 septembre, s'y sépara de ses compagnons, fut rejoint à Saint- Dizier par M. Yuillart et arriva le 15 septembre, à l'abbaye de Haute- fontaine. L'abbé, Guillaume Le Boy, ne lui était pas inconnu, il l'avait vu naguère au Cloître-Notre-Dame, lorsque ce personnage était chanoine de Paris. Pontchâteau devint le trait d'union entre ÏTeercassel et Le Roy, et plusieurs des ouvrages du prélat néerlandais furent par la suite traduit par l'abbé de Hautefontaine.

En rentrant à Paris, le 26 octobresa mission achevée, Pontchâteau se trouva devant une situation singulièrement difficile: depuis le mois d'août, M. Royal, tandis que les amis de celles-ci avaient dû se disperser. En compagnie de MM. Arnauld s'en alla loger d'abord rue du Temple, puis dans une maison située rue du Basfroi, paroisse Sainte-Marguerite, louée par M.

Pontchâteau vaquait au ménage et s'occupait du jardin: il se rendait parfois aux Champs, y accompagnait M. Varet et M. Retraite presque complète, et qui laisse pourtant le champ libre à une intense activité dans Paris. On croirait à tort-quelques correspondances le feront voir à l'évidence — que Pontchâteau eût entièrement rompu avec la société.

L'attachement constant de Pontchâteau à l'accord dela connaissance qu'il montre plus tard des documents relatifs à cette Paix, qu'il défendra avec passion auprès d'Innocent XI, sont la preuve du rôle qu'il joua dans sa conclusion. Il ne reste malheureusement guère de traces de son action, qui consista surtout, on peut le conjecturer, à réunir des informations, et à servir de secrétaire attentif à Antoine Arnauld.

Dans sa Vie, Beaubrun déclare que lors des négociations deM. Les dépêches du nonce Bargellini et de ses secrétaires, conservées aux Archives vaticanes, ne gardent la trace d'aucun entretien de ce genre 2. Elles témoignent en revanche de l'émotion soulevée dans l'épiscopat par la condamnation du Rituel d'Alet et font la preuve des sentiments antijansénistes de l'entourage du nonce.

Pour leur répondre il faut subventionner le P. Maimbourg et un certain abbé Des Isles. Les Mémoires d'Hermant livrent quelques lettres de Pontchâteau à Arnauld, qui le montrent très au fait des questions débattues, cela dès 4. Dans le même temps, écrivant à M. Ceci ne l'empêche pas d'avouer ses sentiments.

Sachant sa facilité à composer, on le priait volontiers de mettre par écrit les informations qu'il avait recueillies, auprès de M. Le Camus par exemple 7. Un fragment autographe de Journal pour. Il s'agit des graves difficultés du monastère de Port-Royal cette année-là:. On verra qu'il n'hésita point à prendre la plume en en faveur de M. De même qu'on ne sait plus rien des visites de Pontehâteau aux quatre évêques, à Beauvais, Angers, Alet et Pamiers, de même ignore-t-on les détails de la collaboration au Nouveau Testament dit de Mons.

Beaubrun, sur ce point notre seul guide, évoque des réunions de travail à l'hôtel de Mme de Longueville entre Arnauld, Nicole et Sacy. Pontehâteau était à coup sûr en relations épistolaires avec les Elzevier, on en a la preuve par quelques passages de ses lettres à ifeercassel, et on aimerait que les archives de ces grands imprimeurs renfermassent une correspondance à ce sujet.

En en tout cas, les Elzevier se chargèrent de faire paraître, sous une fausse adresse de Cologne, le premier volume d'une compilation qui compte parmi les plus célèbres monuments du combat contre la Société de Jésus, La Morale pratique des Jésuites. Très tôt les jansénistes français avaient eu l'idée d'exploiter les relations envoyées des deux hémisphères, particulièrement de la Chine, du Mexique et du Paraguay, où les adversaires des jésuites, évêques ou religieux d'autres ordres, accusaient la Compagnie d'altérer les maximes de la morale et les principes de la foi, et d'adopter une attitude plus politique que religieuse, dans le dessein de parvenir à une entière domina.

Les rivalités parfois très aiguës qui s'étaient élevées entre dominicains et franciscains d'une part, jésuites de l'autre, dans les missions de la Chine et de l'Indochine, offraient une ressource polémique inépuisable. Dans son Journal, M. Pontchâteau — auteur principal des deux premiers volumes de La Morale, pratique voir infra, p.

L'importance de La Morale pratique dans l'histoire des controverses morales au XVIIe siècle a été immense: l'aboutissement tardif de cette compilation, qu'avaient précédée d'autres ouvrages moins ambitieux, comme La Morale des Jésuites de Nicolas Perrault, paru chez les Elzevier en même, ce sera au XVIIIe siècle la suppression de la Compagnie de Jésus et la publications des Annales de la Société des soi-disant Jésuites 4.

Comme on le verra encore par la suite infra, pp. Pontchâteau se consacra jusqu'à sa mort à cette tâche qu'il jugeait nécessaire au bien de la religion. Un important témoignage manuscrit s'offre pour cette période de la vie de Pontchâteau; par leur régularité, leur diversité, leur abandon, les lettres qu'il adressa à Neercassel de à ont paru si importantes que l'on n'a pas hésité à donner ici l'édition de la plupart d'entre elles J.

Aussitôt après le voyage du gentilhomme français à ïfordstrand, on voit se nouer entre les deux hommes une véritable amitié. Cependant ce sont les informations de toute nature que Pontchâteau adresse à son correspondant qui méritent de retenir surtout l'attention.

C'est ainsi que se devinent les travaux d'Arnauld et surtout de Nicole autour de la Perpétuité de la foi: dès le 12 juilletPontchâteau fait connaître le jugement de ses amis sur une explication du mystère de l'Eucharistie proposée par un théologien. Et le 9 septembreà propos des affirmations infaillibilistes du P. Les attaques des réformés contre le livre de la Petite perpétuité ont été accueillies avec joie par les jésuites.

Arnauld et ses collaborateurs reprennent leur travail sur un plan plus vaste: leur intérêt pour la croyance des Eglises d'Orient les conduit à demander, en partie, par l'intermédiaire de Pont- château, des renseignements sur les Arméniens, qui ont à Amsterdam une communauté et un évêque. Les lettres de et sollicitent l'envoi de documents sur ce point et ceux-ci prendront place dans La Grande perpétuité qui paraît en x. Cependant la lutte continue: tandis que l'ouvrage des Messieurs provoque conversion sur conversion, l'archevêque d'Embrun, ami des jésuites, s'efforce d'empêcher qu'il ne soit réédité sous sa nouvelle forme et voudrait, dans le courant dele faire interdire en même temps que le Nouveau Testament de Mons.

Dans le même temps, l'oratorien Eichard Simon se singularise parmi ses confrères en critiquant vivement la Perpétuité, en reprochant aux Messieurs d'avoir accueilli des documents de peu de valeur, observations qu'il reprendra discrètement mais nettement dans ses Coutumes des nations du Levant.

La controverse n'est qu'un des fronts du combat et les oppositions sur la morale sont également sans merci. Evoquant les tentatives de M. Voici qu'éclate l'affaire VAmadeus Guifnenius, de la censure par la Sorbonne des propositions relâchées de ce casuiste, puis de la bulle pontificale qui condamne la censure même. Le 9 septembrePontchâteau adresse à E eercassel une copie de la bulle, en l'accompagnant de commentaires très vifs.

C'est que Neercassel, entouré de protestants, était surtout désireux de favoriser les conversions, alors que les jansénistes français traversaient une épreuve qui les opposait à la cour, à l'archevêque de Paris, aux réguliers, tous catholiques.

Aussi ne s'étonne-t-on pas de l'abondance des informations que prodigue Pontchâteau sur ces sujets brûlants. Passionément attaché au monastère de Port-Royal, le converti de M. Sin- glin tient, à partir de févrierune sorte de chronique des persécutions. Les termes si durs qu'il emploiera en dans sa lettre à M. Le 22 maic'est le récit de la visite où le prélat voulut faire signer son mandement.

Assurément, il suffit de se reporter à V Histoire des persécutions pour trouver de ces années agitées une histoire plus complète: toutefois, les lettres d'un ami aussi véritable des religieuses que l'était Pontchâteau restent une source complémentaire importante. Les difficultés de Port-Royal n'étaient qu'un épisode, le plus dramatique, des conflits qui devaient durer jusque à la fin de les lettres à Eeercassel se font naturellement l'écho des péripéties de la lutte.

Ce n'estoit d'abord qu'un bref, mais comme cela ne pouvoit avoir grande autorité en France, on le renvoia par un courrier exprès, qui rapporta cette bulle. C'est bien en effet le mécontentement des évê- ques qui fut le ressort d'une résistance que les jansénistes n'auraient pu mener seuls.

Les dépêches de Bargellini se font en effet l'écho de ce grave mécontentement, dont les conséquences n'échappaient point à l'avisé Pontchâteau, acteur invisible mais diligent dans toutes les négociations de la Paix.

Les trop rares correspondances conservées pour ce temps d'épreuves qui précède l'installation à Port-Royal n'ont ni la régularité ni l'intérêt des lettres à ]STeercassel.

Dans un ordre voisin, il faut citer deux lettres de M. Pavillon, dont Pontchâteau ira plus tard soutenir la cause à Rome. Peu de temps botox portier beleza na web le retour à Port-Boyal, Pavillon exprime sur l'épiscopat de M.

Le Camus], écrit-il le 22 févrierqu'il devoit y renoncer [à l'épiscopat] et mesnie s'en déclarer. Je luy ay proposé la retraite à la campagne, et d'y mener une vie pénitente et retirée des fonctions qui regardoient le prochain.

Quelques échanges subsistent encore: ainsi avec ce comte de Brien- ne, Louis Henri de Loménie, qui fut lié en avec les Messieurs et quitta en sa retraite de l'Oratoire pour finir, enpar être renfermé à Saint-Lazare.

EnPontchâteau lui adresse quelques lettres qui révèlent la persistance de goûts littéraires unis à un plus grand désir de solitude. Vous sçavez mieux que moy qu'il y a de certaines liaisons qu'il faut dénouer et non pas rompre: j'ai eu un si grand commerce autrefois avec M.

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On sait que le poète Gomberville, après s'être rapproché des Messieurs de Port-Boyal et avoir abandonné les romans pour la poésie sacrée, se détacha insensiblement de ce cercle religieux.

Pontchâteau toutefois ne lui ménageait pas l'admiration, comme en témoigne la lettre suivante:. J'ay tant besoin de pénitence que, de quelque manière que j'en pusse diversifier les mouvemens et les sentimens, il m'en resteroit toujours plus à dire que je n'en aurois dit.

Cette sainte est une de celles que je prie le plus souvent, et j'ay de la joie quand je considère que Dieu a fait misé. Je remercie M. Un de nos amis y trouvoit seulement une chose à redire, c'est qu'il ne paroist pas par sa vie qu'il ait esté si criminel. Cet attrait pour la poésie, Pontchâteau le conservera jusqu'à la tin de sa vie, et il sera toujours touché par les estampes, les devises, les cantiques de piété.

S'il faut prester mon saint Arsène, je l'enverrai où vous me direz; mais vous sçavez qu'il n'y a pas de plaisir à prester des tableaux à tout le monde pour désigner [dessiner] dessus. Champagne n'a-t-il pas son premier dessein!

J'ai un petit saint Bruno du Mole [Mola] qui est bien joli; il estoit chez Mad. Angran, mais je ne sçais pas où il est présentement. Faut-il placer avant le retour à Port-Eoyal, ou plus tard encore, les présents qu'il fit à l'abbé de Marolles, dont les collections sont à la source du Cabinet des estampes?

Cette dévotion qui fait sa part au sentiment du beau, cette aisance dans le commerce du monde ne doivent pas dissimuler que dans ces mêmes. Il n'est pas possible de faire beaucoup fond sur ces correspondances, qui sont malheureusement dépourvues de dates, et dont le contenu se prête mal à l'établissement d'une chronologie. A vrai dire, il est peu probable qu'entre et Pontchâteau et Sainte-Marthe aient beaucoup correspondu, puisqu'ils se trouvaient la plupart du temps sous le même toit.

Ensuite, ils vécurent encore réunis au monastère des Champs; la gravité, la sévérité même de Claude de Sainte- Marthe ne fut sans doute pas sans effet sur le converti qu'était alors Pontchâteau. Plutôt que janséniste, nous qualifierions volontiers Pontchâteau de port-royaliste: si entier qu'ait été, à coup sûr, son attachement aux positions proprement théologiques qu'Amauld et ses amis furent amenés à défendre, ce sont avant tout ses liens avec les religieuses, la ferveur que fait naître la fréquentation du monastère qui donnent la clef de toute sa conduite.

Au service de Port-Eoyal, il met aussi bien ses mains que son esprit, en un véritable servage. Singlin et de Rebours, dans l'histoire de la conversion du gentilhomme. Versalors que les directeurs étaient presqu 'hostiles au jeune homme — M.

Je vous en supplie. La Mère Angélique de Saint-Jean avait aussi accordé son estime au converti: elle se plaisait à lui demander des services, à le conseiller, et voici par exemple, au cours d'une lettre inédite du 6 avrilqu'elle lui donne une leçon de sévérité, à propos de l'éducation réservée aux jeunes orphelins, laissés par leur père, le pieux M.

Borei et de M. Taumas, M. Si on m'avoit dit de prendre party dans cette petite affaire, je n'aurois pas été de votre costé, car on dit que vous estes d'accord avec M. Les liens de Pontchâteau avec M. Deux témoignages du dévouement de Pontchâteau demeurent, particulièrement éloquents. C'est d'abord sa Lettre. V archevêque de Paris pour lui demander la liberté de M. Vous avez une grande tolérance pour un nombre infini de grands pécheurs et de mauvaises religieuses.

Toutes ces sortes de personnes vivent dans une entière sécurité. Vous n'avez de la rigueur que contre les religieuses de Port-Boyal qui sont exemptes de tout crime et de tout dérèglement. D'où peut venir une si étrange conduite! Je suis si persuadé de mes vues que je vous avoue que toutes les raisons qu'on y oppose ne me semblent aucunement considérables.

On dit qu'il ne faut pas coopérer à l'établissement d'une mauvaise maison. Il est vrai qu'il ne faut pas avoir cette intention, mais il faut le faire pour le bon établissement de celle où Dieu nous engage. On ne s'étonnera pas, à peine promulguée la Paix de l'Eglise, que Pont- château ait volé vers Port-Boyal.

Mercier, car tel est le nom qu'il adopte. Le gentilhomme s'était laborieusement défait de ses bénéfices, et il avait acquis une complète indépendance vis-à-vis des siens. Ce n'est qu'en qu'il renouera tout à fait avec Mme d'Epernon; quant à son neveu, M. Une lettre, que nous datons du début dese plaint vivement à M. Mais cette bonne volonté n'a pas eu d'effet, et pourtant M. La réponse de M.

L'évêque répond à nouveau, le 9 décembre, de manière encore plus soumise 5 : pour autant que nous renseignent les lettres conservées, ces affaires d'argent restèrent longtemps encore un point noir dans les rapports déjà si froids entre Pontchâteau et les siens. Au moins avait-il obtenu une parfaite liberté, et l'on ne voit pas que la famille de Coislin ait cherché désormais à regagner le solitaire. Celui-ci était définitivement entré dans le cercle de Port-Eoyal.

La vie retirée menée rue du Basfroi avait été profondément troublée par la mort de M. Les obsèques du gentilhomme avaient attiré l'attention sur la petite communauté; la prudence aussi bien que la peine née de ce deuil s'allièrent au désir de la retraite pour conduire Pontchateau, ainsi qu'on l'a dit plus haut, à Port-Royal des Champs, où il arriva dès le 2 mars Chapitre V.

Le jardinier de Port-Royal Quittant la capitale en hâte, Pontchâteau. Le biographe donne des renseignements détaillés sur la règle de vie, les dévotions, les travaux des champs. Nous l'avons souvent veu entrer dans le jardin tenant des paniers dans ses bras avec des galoches à ses pieds. Dans un passage célèbre de ses. Mercier apparaît parfois au détour d'un feuillet du Journal manuscrit de l'abbaye en ces années heureuses 3. Une fois encore, ce serait s'égarer que d'imaginer une solitude complète.

Les délices de l'humilité et de la vie champêtre n'excluent point les lectures et surtout les conversations. Beaucoup de monde — trop de inonde murmure parfois M. Si l'on veut saisir quelques traits de la vie de Pontchâteau au cours de cette retraite qui s'étend sur presque dix années, les correspondances inédites sont de quelque secours. Pour commencer par les échanges les plus intimes, où la vie quotidienne de l'hôte de Port-Royal apparaît sans se dissimuler, il faut faire une part aux lettres adressées à la duchesse d'Epernon 2.

Désormais nous ne cesserons de rencontrer Mme d'Epernon et un peu en retrait, sa belle-fille, Mme d'Epernon la carmélite. Amie de Quesnel, dirigée de Duguet, la duchesse semble — pour autant qu'on le devine par les lettres de son frère — une grande dame un peu semblable à Mme de Sablé, attirée par la vie religieuse et pénitente, mais délicate, vite effrayée, attachée encore à l'air du grand monde tout en fuyant les compagnies. Enil sera fort question que les religieuses de Port-Royal l'accueillent: se seraient- elles convenues!

En termes plus nets, l'état de fortune de Mme d'Epernon était fort embarrassé, et les lettres de son frère sont remplies sur ce point d'observations dont on ne peut que faire grâce au lecteur.

Anne-Christine-Louise de Foix de La Valletto d'Epernon, duchesse en titre à la mort de son frère le duc de Candale enest mieux connue que la femme de son père: ayant renoncé à épouser Jean-Casimir, qui.

Oe qu'il faut rappeler c'est qu'elle recevait, ainsi que Mrae de La Vallière, la visite de la Reine, de la Dauphine, de la duchesse de Bourgogne. En excellents termes avec sa belle-mère, elle-même jadis favorite d'Anne d'Autriche 3elle s'intéressait à M. Enfin vous avez fait refleurir les sentimens d'amitié que vous avez toujours eus pour moi.

Je puis bien, ce me semble, dire la même chose; car avec qui ai-je été plus uni qu'avec vous pendant plusieurs années? Mais ensuite une malheureuse division ayant refroidi cette amitié, c'a esté comme un hiver qui resserre les fleurs, dont on ne. Que lui manque-t-il du reste? Il est vrai que ses journées sont tellement remplies qu'il ne trouve quasiment plus le temps de lire. Il y a peut-estre plus de méchante humeur que d'autre chose. Encore que je n'aie pas esté assez malheureux pour tomber dans les derniers désordres.

Aveu dont il faut retenir la modération, en songeant aux accusations plus sévères qu'il formulera à la fin de sa vie. Aussi refusa-t-il de voir, en marsson neveu l'évêque d'Orléans. Port-Royal le ravit, mais il ne paraît guère à l'abbaye même. La visite de Mme d'Epernon à la fin de l'été le ravit cependant: il la verrait volontiers revenir, s'il n'avait pour le moment le souci des vendanges et des fruits à cueillir.

Quant à se rendre à Paris, c'est trop s'exposer. Vous ne pourrez pas lire sérieusement cette expression, mais elle est la meilleure de ce qu'elle est bien simple et peu du monde.

Je souhaiterois qu'elle connust un peu mes misères pour l'en faire gémir.

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Mais une installation définitive est peu à peu envisagée. Aussi les détails sur la vie à l'abbaye ne manquent-ils point. Le projet de retraite prend sérieusement tournure en et on verra plus loin qu'il était presque arrêté enlorsque survint la mort de Mme de Longueville.

Comme il est naturel, les lettres à Mme d'Epernon ont un caractère tout familial et domestique. En voici d'autres, qui joignent à l'abandon de l'amitié des sujets de conversation plus relevés: la correspondance entre l'abbé de Hautefontaine et de M.

Une édition annotée de ces pièces offrirait la matière d'une étude à qui voudrait mieux connaître le personnage attachant que fut Guillaume Le Roy 4. Les deux hommes semblent. Ce seront de certaines stances qui seront, j'espère, de vostre goût. Ceci s'accorde tout à fait à la sensibilité religieuse de Pontchateau, qui fait à la nature une place privilégiée.

N'en est-il pas de même de ce projet? Je voudrais faire des recueils d'exemples choisis et signalez sur les sujets les plus importans et les plus utiles. Il y a des trésors admirables enfermez dans le grec et le latin des historiens et des auteurs ecclésiastiques, dont on feroit des compilations merveilleuses. Il y a longtemps que M. Ce projet de réconcilier les agréments du roman et les vérités de l'histoire des saints va tout à fait dans les vues de M.

Le Boy connaît le faible de son correspondant pour les champs et la solitude. Voici comment il le tente, le 13 avril Vous y seriez donc dans une vie toute cachée et toute inconnue, et si vous vouliez cultiver un jardin, je vous en baillerais un où vous seriez extrêmement solitaire et qui est enfermé entre quatre murailles Qu'on auroit de joie de ne point se trouver dans ces vaisseaux et de se voir en sûreté sur un port!

On entre presqu'ici dans le domaine de la direction. Mais M. Le Roy se veut aussi informateur: peu de nouvelles qui lui échappent et qu'il ne narre agréablement.

On soupçonne, à le lire, la multitude des affaires qui de toute part affluent vers M. Arnauld et Nicole. C'est presque l'air de la cour qui parvient jusqu'aux Granges, en ces années paisibles. Dans un domaine fort différent, M. Le Roy peut encore éclairer son correspondant. La conversion du cardinal de Eetz en et sa retraite à Commercy l'ont rapproché de Hautefontaine.

Il a écrit des lettres admirables au Pape et au Sacré Collège. Des renseignements de ce genre ne laissent pas indifférent le futur agent des Messieurs à Eome. La communauté de pensée sur toutes ces questions semble complète entre les deux hommes.