Pour autant, les conflits récurrents entre factions à l'intérieur du pouvoir finiront par saper sa crédibilité [ 3 ]. La République démocratique populaire du Yémen, affaiblie par des divisions internes et une baisse de l'aide soviétiquene tarde pas à envisager une réunification avec sa voisine du nord, la République arabe du Yémen. Le processus est toutefois retardé par l'instabilité politique qui se traduit par de multiples coups d'État, tant à Aden qu'à Sanaa.

La tension est à son comble en lorsque la guerre éclate entre les deux États, dans le contexte de la Guerre froide le Yémen du Nord étant considéré comme pro-occidental, tandis que le Yémen du Sud semble s'aligner sur le bloc soviétique. Le parti unique est le Parti socialiste yéménite. Le modèle soviétique est adopté [ 4 ]. Seul Aden possède un système judiciaire moderne, avec sa Cour suprême [ 5 ].

Le régime socialiste en place ne sera présent qu'Aden et sa banlieue proche.

En dehors de la ville, ce sont les lois de la charia et les règles traditionnelles qui dominent. Les socialistes ou communistes n'étaient finalement constitués que d'une grande partie de l'élite d'Aden, ou très urbaines, et acquise à des idées occidentales progressistes, ou laïques influencés par les idées kémalistes appliquées en Turquie [réf.

République démocratique populaire du Yémen

Le Yémen du Sud comprenait tout le sud et tout l'est du Yémen. Il était frontalier du Yémen du Nordde l' Arabie saoudite et d' Oman. Bien que le Yémen du Sud ait été un pays peuplé de juifs et de chrétiensle Yémen du Nord ne comptait officiellement que des musulmans. La réunification des deux Yémen doit pour beaucoup à leur islamisation renforcée et aux migrations de musulmans du sud vers le nord. Les principales sources de revenus sont l' agriculturela plupart des fruits, les céréalesles bovins et les ovinsla pêche et, plus tard, les exportations de pétrole.

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Un traité de paix est même signé avec l'Arabie saoudite en Confiance dans les institutions Gouvernement Parlement Fonction publique Forces armées Police Organisations syndicales. Yémen : la pire crise humanitaire du monde mars Tempête d'affrontements au Yémen novembre Le Yémen face à la pire crise de choléra jamais enregistrée octobre Yémen : la confrontation avec les Houthis mène le président à démissionner février Yémen : terre d'affrontements dualistes janvier Commémoration sanglante au Yémen octobre Présidentielle yéménite : aux urnes pour un seul candidat février L'égalité des sexes est encore d'actualité au Yémen!

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Cette suspension a été décidée pour "protester contre les consignes faites par le ministère de l'Information" qui décide de la ligne éditoriale du quotidien, a déclaré à l'AFP l'un des membres de la rédaction.

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Deux commandants de régions, le général Ali Mohsen al-Ahmar, responsable du nord-est qui comprend Sanaa, et le général Mohammed Ali Mohsen, en charge du district militaire oriental, se sont déclarés en faveur des protestataires. Leur défections sont les premières de cette importance dans l'armée. Deux autres généraux, Nasser Ali Chouaïbi, dans le sud-est du pays, et Fayçal Rajab, dans le sud, ont également fait défection.

A Sanaa, des dizaines d'officiers ont annoncé leur ralliement devant une foule de manifestants qui bravaient toujours sur la place de l'Université une interdiction de manifester pour exiger le départ du président Saleh. D'après les observateurs, ces affrontements prennent un caractère tribal. Ils ont constaté que des centaines de membres de tribus se sont joints la semaine dernière aux manifestants, installant des tentes marquées au nom de leurs provinces.

Yémen: le régime Saleh lâché de toutes parts

En face, les partisans du régime qui se sont affrontés aux manifestants font partie des tribus d'Al-Hamad et Al-Hadra, alors que les opposants appartiennent à d'autres tribus. Des chefs de la confédération tribale des Hached, la plus importante du pays à la structure clanique, et des tribus Bakil se sont déjà ralliées à la contestation.

Outre les chefs de l'armée qui ont lâché le président Saleh, le principal chef tribal, cheikh Sadek al-Ahmar, lui a demandé de céder le pouvoir qu'il détient depuis 32 ans et de se ménager "une sortie honorable".

Les défections dans l'armée font ainsi suite à de nombreuses démissions de cadres de l'Etat et de diplomates, qui se sont accélérées depuis la répression contre les manifestants à Sanaa vendredi dernier. Depuis ce lundi, les ambassadeurs du Yémen en Arabie saoudite, au Koweït, en Egypte, au Pakistan, au Qatar, à Omanen Espagne, et auprès de la Ligue arabe ont annoncé se joindre à la contestation.